DC Advisory Partners veut accélérer son développement européen
Le banque d’affaires DC Advisory Partners, dans le giron du groupe japonais Daiwa, a annoncé en fin de semaine dernière son intention de donner un coup d’accélérateur à son développement européen à l’occasion du recrutement d’un directeur général Europe, Paul Mullins. L’ex-Close Brothers, qui se classe actuellement parmi les cinq principaux opérateurs sur le segment des transactions de taille moyenne en Europe, vise la première place du podium.
«DC Advisory Partners dispose déjà de quatre piliers forts en Europe que sont la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Espagne», explique Paul Mullins, qui prend ainsi un poste nouvellement créé. «Lorsque vous avez une présence dans ces pays, vous êtes nécessairement paneuropéens. Nous avons aussi la chance de nous appuyer sur une couverture clients importante en Asie ainsi que sur le partenariat stratégique entre Sagent Advisors et Daiwa aux Etats-Unis», ajoute-t-il.
Paul Mullins, qui a occupé précédemment différents postes à responsabilité au sein de Bank of America, Shroders et Citigroup, se donne deux à trois ans pour décrocher la première place européenne du conseil en M&A sur les transactions d’une valeur d’entreprise de 100 à 500 millions d’euros. «C’est la durée nécessaire pour parvenir à porter une activité d’investissement à maturité et nous allons procéder pas à pas» assure ainsi le nouveau directeur général Europe. DC Advisory Partners dispose actuellement de plus de 200 collaborateurs en France, Allemagne, Pologne, Espagne et au Royaume-Uni. Le recrutement de nouveaux banquiers, en particulier en France et au Royaume-Uni, est ainsi à l’ordre du jour pour la boutique qui se refuse pourtant à donner un nombre d’embauches précis.
Ces annonces interviennent alors que le bureau parisien traverse une zone de turbulences. Trois associés sur sept - Laurent Camilli, Philippe Croppi et Philippe Guezenec - ont claqué la porte fin 2010 pour monter leur boutique, Easton Corporate Finance, sur le même créneau. Ces départs ne donneront pas lieu à des remplacements aux mêmes fonctions, selon Paul Mullins. «Notre équipe parisienne actuelle est très spécialisée dans les transactions mid-market, et de ce fait, beaucoup plus en conformité avec notre objectif stratégique européen», conclut le dirigeant.
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