Crédit Agricole CIB détaille les avancées de son plan

La banque de financement et d’investissement du Crédit Agricole vise un RoE de 12% à moyen terme, qui passera par une baisse des coûts de 15%
Virginie Deneuville
Wim Vermeir
Wim Vermeir  - 

Annoncé fin 2011, le plan de Crédit Agricole CIB (CA CIB), visant à s’adapter à la crise frappant la zone euro, se révèle quasiment achevé. Alors qu’était prévu un recul des besoins de liquidité d’environ 18 milliards d’euros à fin 2012, ceux-ci ont baissé depuis juin 2011 de 33 milliards d’euros, pour descendre à 90 milliards d’euros. «Notre objectif est d’atteindre 85 milliards d’euros à moyen terme, ce qui devrait nous permettre d’être conforme aux contraintes de liquidité qui nous sont imposées », déclare Jean-Yves Hocher, directeur général de CA CIB (lire l’intégralité de l’entretien dans l’Agefi Hebdo de ce 4 avril).

Les actifs pondérés du risque (RWA) ont reculé sur la même période de 49 milliards d’euros, contre 30 milliards d’euros visés. De 155 milliards d’euros à fin 2012, ces actifs ont vocation à atteindre 120 milliards d’euros. Après avoir affiché un RoE (rendement des capitaux propres) négatif en 2012, CA CIB prévoit un ratio de l’ordre de 12% d’ici à 2016.

«En se fondant sur une prévision raisonnable de l’évolution de nos revenus, un objectif de RoE de 12% appelle à la fois le développement du fonds de commerce et des revenus et un recul des charges fixes de l’ordre de 15%, explique Jean-Yves Hocher. La principale voie est l’accélération de la sortie des portefeuilles en extinction. L’externalisation de certaines fonctions, l’optimisation de nos organisations et une gestion quotidienne rigoureuse sont les trois autres pistes. Nous réfléchissons également à la mise en commun de moyens entre les départements de la banque». Ces mesures pourraient peser sur les effectifs, déjà passés de 12.523 fin 2011 à 9.439 fin 2012, selon le document de référence 2012.

Le retrait de CA CIB du courtage actions est par ailleurs en passe d’être achevé. «Nous pensons finaliser la cession de Cheuvreux d’ici avril et de CLSA d’ici juin. Il nous reste à obtenir l’aval de certains régulateurs», indique Jean-Yves Hocher. CA CIB a parallèlement procédé à la fermeture de deux lignes métiers, les matières premières et les dérivés actions et s’est retiré de dix pays.

«Il n’est pas envisagé d’autres fermetures. Nous souhaitons même passer au Canada d’un statut de bureau de représentation à celui de succursale afin de développer nos activités dans ce pays», indique le dirigeant. CA CIB dispose désormais de 32 implantations et de plates-formes à Paris, Londres, New York et Hong Kong.

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