BNP Paribas juste devant Goldman Sachs dans le conseil M&A en France
BNP Paribas devance Goldman Sachs dans le classement exclusif de L’Agefi des banquiers-conseils en fusions-acquisitions (M&A) actifs au premier semestre sur un marché français encore atone. Les transactions bouclées en 2010 aboutissent à un montant total de 46 milliards d’euros, contre 44 en 2009 et 72 en 2008... Commentant ce marché, les professionnels confirment un allongement des processus de six à douze mois, la quasi-disparition des opérations de grande taille au contraire de celles sur les mid-caps, et un marché hexagonal plus lent à reprendre (par rapport au marché britannique par exemple), donc plutôt «acheteur» en termes de prix.
Dans ce contexte difficile, les banques ont tout fait pour figurer sur la reprise attendue d’Areva T&D (pour plus de 4 milliards d’euros) par Alstom et Schneider Electric: Lazard et Crédit Agricole CIB pour Areva, BNP Paribas, Rothschild, SG CIB pour Alstom, Deutsche Bank, Morgan Stanley et BoA-Merrill Lynch pour Schneider. Elles participent aussi de plus en plus à des opérations «atypiques». BNP Paribas bénéficie ainsi, comme UBS notamment, du conseil dans la réorganisation des minoritaires de Fortis.
Deuxième du classement, Goldman Sachs a elle été créditée du conseil sur les changements d’actionnaires dans la restructuration de Technicolor. D’autres ont travaillé sur la coentreprise (assimilable à une fusion) T Mobile-Orange au Royaume-Uni, ou sur l’échange d’actifs nucléaires EDF-Eon.
Pour le second semestre, les conseils attendent un redémarrage progressif des LBO, et des opérations dans les pays émergents, notamment sur Axa Asia Pacific, même si celles-ci ne sont pas simples à exécuter, comme en témoigne l’échec de Prudential dans le dossier AIA.
Plus d'articles du même thème
-
L’économie américaine est suspendue aux élections de mi-mandat
Alors que Donald Trump fait face à une impopularité record sur fond de pouvoir d’achat miné par l’inflation et la guerre en Iran, les élections de mi-mandat du 3 novembre menacent de faire basculer le Congrès. -
La fièvre des matières premières ne faiblit pas
Le récent repli des matières premières, en raison des tensions sur les taux et la hausse du dollar, ne les empêche pas d’afficher une performance historique cette année, à des plus hauts depuis le super cycle de 2000. -
Les dettes bancaires souffrent du «sell-off» obligataire sur la France
Le risque de crédit des banques françaises a bondi au-delà de celui de leurs principaux homologues européens, mais les dettes bancaires subordonnées AT1 ont souffert aussi plus globalement de la hausse des taux.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF engrange 127 milliards d’euros au troisième trimestre 2026
- CNP Assurances fait un nouveau pas en dehors du réseau de La Banque Postale
- Les gestions anticipent une résistance modérée des Bourses
- L’IA ne sait pas lire correctement les résultats du CAC 40
- Le prix du pétrole retombe sous 100 dollars le baril
- Le Crédit Agricole d’Ile-de-France se met en quatre pour ses clients patrimoniaux
Contenu de nos partenaires
-
EditorialLa souveraineté, comme un cabri
Jeannette zu Fürstenberg, présidente de General Catalyst, cite le Général à propos de ce qu'elle préfère appeler l'autonomie stratégique : « Je ne suis pas anti-américain, je suis simplement anti-dépendance » -
Entre deux chaisesLes souverainistes de retour à la tête d'un Québec plus anti-indépendance que jamais
Les souverainistes du Parti québécois ont remporté les élections législatives dans la province lundi. Ils promettent un référendum pour se séparer du Canada, au moment où l'indépendance n'a jamais été aussi impopulaire dans les sondages -
Budget : en quête de crédibilité, Marine Le Pen ne renonce pas à la radicalité
140 milliards d’euros d’économies, une règle d’or, des marchés à rassurer : le RN promet une mue gestionnaire en vue de 2027. Mais derrière la peinture budgétaire, les marqueurs radicaux demeurent, sur fond d’affaire Bardella qui hante encore le parti