BNP Paribas consolide ses positions dans la gestion de flotte automobile
BNP Paribas profite à son tour du désengagement de General Electric de la sphère financière. La banque a signé une lettre d’intention avec GE Capital en vue d’acquérir son activité européenne de gestion de flotte automobile d’ici le quatrième trimestre, sous réserve des autorisations réglementaires. «Une étape dans la stratégie du groupe de renforcement du leadership de ses activités spécialisées en Europe», a commenté Thierry Laborde, directeur général adjoint de BNP Paribas.
Cette acquisition, qui aurait été conclue pour un montant non confirmé de 3,3 milliards de dollars (2,9 milliards d’euros) selon Reuters, donne en effet un coup d’accélérateur à la division de la banque française, avec un périmètre supplémentaire de 160.000 véhicules situés dans douze pays. Avec à la clé une flotte mondiale d’environ 900.000 véhicules, répartis dans 26 pays. Le portefeuille d’actifs de GE était lui évalué à 2,4 milliards d’euros d’actifs à fin mars, tandis que les encours d’Arval avaient augmenté au premier trimestre de 9,7%, à 9,7 milliards.
«Cette transaction nous permettrait de bénéficier d’effets d’échelle, essentiels dans notre métier. Grâce à ce projet, Arval deviendrait leader de la location longue durée avec services en Europe, où nous allons par ailleurs élargir notre couverture géographique à la Suède», a indiqué à L’Agefi Bart Beckers, le directeur commercial d’Arval. Déjà leader en France et en Italie, la société deviendrait notamment numéro un en Espagne, où elle avait déjà acquis Caixa Renting en juillet 2010.
Dans un contexte de taux très bas, BNP Paribas avait réitéré fin avril son souhait d’élargir son offre de «financements à valeur ajoutée» afin d’accompagner «la reprise progressive de la demande de crédits». «La crise a certes induit une pression sur les coûts chez nos clients ainsi que sur les marges de financement, mais notre métier spécialisé offre une grande valeur ajoutée via les quelque 600 composantes de services que nous proposons», souligne Bart Beckers.
Parallèlement à cette cession, GE a également annoncé la vente de ses activités de gestion de flotte aux Etats-Unis, au Mexique, en Australie et en Nouvelle-Zélande à Element Financial, pour 6,9 milliards de dollars. Partenaires au sein d’Element-Arval Global Alliance, la filiale de BNP et le groupe canadien deviendront leaders mondiaux du secteur, avec plus de 3 millions de véhicules dans une quarantaine de pays.
Plus d'articles du même thème
-
Columbia Threadneedle étoffe son équipe ETF
La société recrute deux gérants chez Vanguard et L&G. -
La SLP spéciale : le véhicule français qui coche enfin toutes les cases sur la scène internationale ?
Dans une tribune pour L’Agefi, Thibault Dupont-Nougein, avocat associé, et Maxime Tillon, juriste chez Hogan Lovells Cadwalader, font le point sur la société de libre partenariat spéciale, deux ans après son introduction par l'ordonnance du 3 juillet 2024. Un véhicule qui trouve progressivement sa place au sein de l’arsenal juridique et fiscal du capital-investissement français. -
Le sort boursier de KNDS reste étroitement lié à celui de Rheinmetall
La perspective de voir le champion franco-allemand de la défense rejoindre la Bourse en 2026 semble de moins en moins probable alors que la capitalisation de son principal concurrent reste sous pression.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
J'y suis, j'y resteTotalEnergies ne compte changer ni de stratégie, ni de président
Patrick Pouyanné, PDG de la major pétrolière, présentait ce lundi à New York les objectifs à 2030 du groupe et ses ambitions pour 2035. A la veille du week-end, le conseil d'administration a proposé le renouvellement du mandat de son PDG -
EntomologiePourquoi les riches sont-ils toujours plus riches ?
Dans Un capitalisme devenu fou (Flammarion), Alain Minc, challengé par le journaliste Guillaume Erner, décrit les mécanismes d'un système à la fois efficace et inégalitaire -
InterviewSouveraineté numérique : la mise en garde de Cisco sur l'isolement de l'Europe
« La France et l’Europe doivent évidemment soutenir leur économie technologique. Mais il existe aussi un risque d’isolement, celui de ne plus avoir accès aux meilleures technologies mondiales dont l’Europe a besoin pour sa croissance », explique à l'Opinion Matthew Houlihan, vice-président du géant américain de la communication sans fil Cisco