Blackstone, KKR et TPG vont payer une amende de 325 millions de dollars
En acceptant de payer une amende globale de 325 millions de dollars (242 millions d’euros), les fonds de capital-investissement Blackstone, KKR et TPG ont mis fin hier à une procédure judiciaire pour entente illicite ouverte contre eux depuis plus de six ans et demi. L’accord amiable conclu auprès d’un tribunal de Boston, qui devra encore être avalisé par un juge lors d’une audience prévue le 4 septembre, stipule que les trois fonds vont se répartir cette pénalité financière.
La plainte déposée en décembre 2007 avait recensé 19 opérations réalisées par effet de levier (LBO), plus 8 transactions liées, dans lesquelles 7 spécialistes du private equity étaient accusés de ne pas avoir surenchéri les uns sur les autres afin de maintenir le plus bas possible le prix des transactions lors du rachat de sociétés. Les fonds avaient indiqué lors d’une audience fin 2012 que ces opérations avaient été réalisées sur la base de pratiques légitimes dans le domaine des fusions et acquisitions.
Les plaignants, parmi lesquels on trouve le fonds de pension des pompiers et de la police de la ville de Detroit ou l’investisseur du Minnesota Kirk Dahl, «ont surmonté les attaques émanant des défendeurs qui ont cherché à transférer le dossier dans une autre juridiction tout en multipliant les motions de procédure», a déclaré l’avocat de la partie plaignante, Thomas Undlin.
Cet arrangement à l’amiable intervient près de deux mois après un autre compromis dans le même dossier conclu par Goldman Sachs et Bain Capital. La banque américaine et le fonds d’investissement s'étaient alors acquittés d’une pénalité financière de 121 millions de dollars (67 millions pour Goldman Sachs et 54 millions pour Bain). Un autre fonds, Silver Lake, a également passé un accord pour 29,5 millions de dollars.
A l’heure actuelle, six des sept accusés dans ce dossier ont ainsi accepté de payer au total 475,5 millions de dollars, sans toutefois avoir reconnu les faits. Seules deux entités appartenant au groupe Carlyle, deuxième groupe mondial de private equity, ont décidé de laisser la procédure se poursuivre, ce qui les conduira à un procès qui devrait s’ouvrir le 3 novembre prochain. «Cette plainte n’a aucune valeur et nous continueront à contester ces allégations avec la plus grande vigueur», a déclaré Chris Ullman, porte-parole de Carlyle.
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