BBVA France renforce sa stratégie en dette infrastructures avec un fonds
La direction parisienne de la banque espagnole soutient le lancement du fonds indépendant géré par Rivage Investment
Publié le
Fabrice Anselmi
Les financements en dette infrastructures souffrent des contraintes bancaires de Bâle 3, et ce malgré les «project bonds» européens espérés. BBVA a donc décidé, pour continuer à faire partie des leaders, avec 34 opérations en Europe dont tous les grands projets en France en 2011, de s’appuyer sur un fonds partenaire lancé par la société de gestion indépendante Rivage Investment.
«Face au problème de capacité qui se pose, il y aura une pluralité des solutions: avec toujours des banques comme la nôtre, des investisseurs sur les émissions obligataires, mais aussi d’autres institutionnels qui pourraient participer aux prêts », explique François Wohrer, directeur général de BBVA France.
Le fonds pourrait atteindre 500 millions d’euros, dont 250 millions dès la fin 2012 : «Nous avons eu beaucoup de contacts avec des assurances, mutuelles, caisses de retraite, mais aussi des corporate avec des passifs à long terme», poursuit Pierre-Yves Domeneghetti, responsable global market de BBVA France. Le véhicule pourrait prendre diverses formes selon le souhait des investisseurs : fonds commun de titrisation (FCT), fonds contractuel français, ou les deux. «Le premier a l’avantage d’émettre des obligations mais l’assimilation à la titrisation peut poser problème dans Solvabilité 2, note Hervé Besnard, directeur général de Rivage Investment. Le fonds contractuel offre une approche ‘par transparence’ qui permet de réduire l’exigence en fonds propres supplémentaires».
Distribué par BBVA, Rivage Infrastructure Debt Fund investira essentiellement sur des prêts bancaires, sans s’interdire les obligations de projet, en Europe du Nord, sur des maturités pouvant aller jusqu’à 2045 mais avec une duration moyenne de 11-12 ans, et sur les segments les plus défensifs : transport, énergie, bâtimentaire... «Pour des équipements matures (brownfield) comme pour de nouveaux projets avec phase de construction (greenfield), car certains investisseurs en apprécient le profil risque/rendement», ajoute Thierry Barbier, directeur des financements de BBVA France.
La banque trouve dans ce partenariat un moyen, non seulement de servir au mieux ses clients corporate en quête de financement, également de faire découvrir la dette infrastructures à ses clients institutionnels. AllianzGI vient d’ailleurs aussi d’annoncer la création d’une équipe pour faciliter l’accès de ses clients à ce type d’actifs.
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