Ardian s’appuie sur un industriel pour vendre Diana au meilleur prix
Pour Ardian, la cession annoncée ce week-end de Diana à l’allemand Symrise est historique. La société spécialisée dans les additifs alimentaires constituait la plus ancienne participation du portefeuille de l’ex-Axa Private Equity. La part de 83% au capital avait été acquise en 2007 auprès de Cognetas, pour un montant de 590 millions d’euros. Devenu depuis Motion Equity Partners, Cognetas avait réinvesti à l’occasion 120 millions d’euros pour 17% du capital environ.
L’opération est fructueuse pour Ardian. Valorisée 710 millions d’euros au moment de son rachat en 2007, Diana est revendu pour une valeur d’entreprise de 1,3 milliard d’euros, soit 14 fois son Ebitda 2013 (92 millions d’euros). Le LBO de 2007 avait été monté sur un multiple de valorisation de 12,5 fois l’Ebitda. La participation d’industriels dans le processus de vente orchestré par JPMorgan et Lazard a permis de faire monter la valorisation face aux fonds intéressés, CVC ou Eurazeo. L’intrégration de Diana doit permettre à Symrise de combler une partie de son retard vis-à-vis de ses deux principaux concurrents Givaudan et International Flavors & Fragrances. L’industriel allemand chiffre entre 15 et 20 millions d’euros par an le montant des synergies annuelles qu’il pense pouvoir générer. Le groupe a prévu d’augmenter son capital d’environ 10% afin de faciliter le financement de la transaction, a indiqué hier la direction de Symrise.
Emanation du groupe breton Guyomarc’h détenu dans les années 90 par l’ancien Paribas Affaires industrielles, Diana revient donc dans le giron d’un industriel après deux LBO. Depuis les 270 millions d’euros payés par Cognetas en 2004, sa valeur d’entreprise a été multipliée par près de cinq. Grâce à plusieurs acquisitions, le chiffre d’affaires de Diana est passé dans le même temps de 161 millions à 451 millions fin 2013. Sa marge d’Ebitda a gagné 2 points à 20%.
Cette transaction pourrait servir de base de négociations pour KKR. Selon Bloomberg, le fonds étudie une possible sortie du capital de l’allemand Wild Flavors, détenu avec son fondateur Hans-Peter Wild.
Plus d'articles du même thème
-
Métagram démarre son expansion internationale
Le groupement de CGP créé par Vincent Couroyer et soutenu par le fonds Meanings Capital Partners boucle le rachat de Progentis, une structure belge avec des encours supérieurs à 450 millions d'euros. -
Pierre-Alexandre Rocoffort de Vinnière (Excellcium) « La qualité des données est primordiale pour la lutte contre la déshérence »
Pour le président du groupe Excellcium, spécialisé dans la recherche des ayants droit, la lutte contre la déshérence passe d’abord par une meilleure qualité des données clients et par des recherches plus systématiques avant le transfert des avoirs à la Caisse des dépôts et consignations. -
Orange esquisse un consortium européen pour s’imposer dans le satellitaire face à Starlink
Christel Heydemann a apporté, mardi, des précisions sur l’alliance que prépare Orange avec Deutsche Telekom, Telefonica et Vodafone pour candidater ensemble à l’attribution de fréquences destinées aux services mobiles par satellite. Objectifs: s'assurer des revenus complémentaires, et contrer Starlink.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Le taux souverain français dépasse 5%
- Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
- Les autorités françaises publient leurs propositions sur le règlement européen MiCA
- La croissance d'Hermès ralentit et son titre plonge
Contenu de nos partenaires
-
#DigitalCitizenDonnées personnelles : ces failles béantes qui pénalisent les Français
Les citoyens n’ont pas à porter seuls la charge de leurs données massivement volées et désormais revendues -
DeuilLe Japon perd l'un de ses derniers canaux de communication avec la Chine
Le décès de l'ancien Premier ministre Yasuo Fukuda, qui bénéficiait d'une grande crédibilité à Pékin, met la dirigeante Sanae Takaichi dans l'embarras -
« Onze milliards d’euros de charges supplémentaires » : les patrons haussent le ton contre le PLFSS
Le Medef, Les Entrepreneurs, la FNSEA et d’autres organisations patronales demandent à l’exécutif « le réexamen des mesures augmentant le coût du travail »