Ardian crée un nouveau pôle pour se diversifier dans l’immobilier
Ardian prend le virage de l’immobilier commercial. Déjà présent dans l’investissement direct, les fonds de fonds, les infrastructures et la dette privée, la société d’investissement a annoncé la création d’Ardian Real Estate, qui aura vocation à investir dans l’immobilier non résidentiel européen. Pour bâtir cette nouvelle expertise, Ardian a fait appel à Bertrand Julien-Laferrière, qui a notamment occupé le poste de PDG de la Société Foncière Lyonnaise.
«Nous souhaitons bâtir notre ligne de produits immobiliers de façon progressive sur une durée de dix ou vingt ans, ce qui commence en priorité par le développement d’une équipe européenne dédiée», explique à L’Agefi Bertrand Julien-Laferrière. «L’équipe française se met déjà en place et nous comptons développer des équipes en Allemagne et en Italie en priorité», précise-t-il, estimant que «ces trois marchés où Ardian est déjà très actif présentent un gisement de sous-jacents très important».
L’objectif d’Ardian est dans un premier temps d’atteindre d’ici cinq ans la barre des deux milliards d’euros d’actifs sous gestion sur ce compartiment de marché, en profitant de l’engouement actuel des investisseurs. «L’appétit des institutionnels demeure très fort, comme en témoignent les 61 milliards de dollars (55 milliards d’euros) levés par des fonds immobiliers au premier semestre 2015», souligne le fournisseur de donnés Preqin. Les véhicules d’investissement orientés vers l’Europe ont attiré à eux seuls 12,7 milliards de dollars sur le seul deuxième trimestre.
«Nous ciblerons principalement l’immobilier de bureaux, mais nous ne nous interdisons pas de développer dans le futur des structures d’investissement dédiées à d’autres types d’actifs, que ce soit dans l’hôtellerie ou la logistique», explique Bertrand Julien-Laferrière. «Nous nous focalisons sur l’immobilier commercial, car l’immobilier résidentiel est une classe d’actif à part tant en termes de gestion que de législation», décrypte-t-il. Les rendements y sont également moins généreux.
Dans un premier temps, la société d’investissement entend capitaliser sur sa clientèle de fonds de pension, de fonds souverains, d’assureurs et de family offices, tous à la recherche de rendement. A la fin décembre, l’ex-Axa Private Equity, qui a pris son indépendance en 2013, revendiquait 355 clients, dont 79% issus hors de France, pour 50 milliards d’euros d’actifs sous gestion ou conseillés.
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