Ardian allège les portefeuilles de non-coté d’Unicredit
Nouvelle opération en vue pour Ardian. Selon l’agence Bloomberg, qui cite trois sources concordantes, l’ancienne filiale de private equity d’Axa devrait prochainement acquérir des parts de fonds de capital-investissement auprès de la banque italienne UniCredit. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué, mais la valeur nominale du portefeuille atteindrait 1 milliard d’euros.
Ardian n’a pas répondu à nos sollicitations. Mais le processus d’appel d’offres est bien en cours: un acteur ayant également étudié le dossier confirme la présence de la société de gestion, sans pour autant être en mesure de préciser si elle acquiert l’intégralité du portefeuille ou seulement une partie, aux côtés de coacquéreurs. Selon les sources citées par Bloomberg, Ardian devrait également consacrer du capital destiné aux investissements futurs nécessaires à la vie du portefeuille, par exemple pour réaliser des co-investissements aux côtés des gestionnaires des fonds.
Le portefeuille en question est essentiellement constitué de parts de fonds de LBO. Il a été constitué par HypoVereinsbank (HVB), filiale allemande d’UniCredit depuis 2005. Par le passé, HVB a déjà cédé une partie de ses portefeuilles d’actifs de capital-investissement, notamment à AlpInvest Partners, filiale de Carlyle. Son ancienne équipe a pris son indépendance en janvier 2013 pour former SwanCap Partners.
La nouvelle initiative d’UniCredit est largement pratiquée par l’ensemble des banques européennes et américaines, qui doivent renforcer leur bilan face aux nouvelles exigences réglementaires imposées par Bâle 3 et la CRD 4 – directive qui transpose les normes du Comité de Bâle en droit européen. JPMorgan, Lloyds Banking Group, Barclays, Citigroup, Bank of America, le Crédit Agricole (dont l’équipe a formé Omnes Capital) font partie des établissements qui ont animé le marché secondaire du capital-investissement ces dernières années.
Du côté des investisseurs, Ardian a été particulièrement actif depuis 2010, en se portant successivement acquéreur de portefeuilles de Natixis (640 millions d’euros en 2010), Bank of America (1,9 milliard de dollars), Citigroup (1,7 milliard de dollars), Barclays (740 millions de dollars), HSH Nordbank (478 millions d’euros) et GE Capital (1,3 milliard de dollars).
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