Apax Partners joue les investisseurs de long terme dans Afflelou
Apax Partners (Apax), qui était entré en 2000 au capital d’Alain Afflelou et avait accompagné le lunettier jusqu’au printemps dernier dans les différentes phases de son cycle, réinvestit. Les fonds gérés par Apax acquièrent une participation de 14,1% via un rachat de titres détenus par Lion Capital et le management.
Alors qu’Apax investit actuellement via son fonds de huitième génération (d’un montant de 700 millions d’euros engagés à 22%), la société a utilisé pour cet investissement une réserve, conservée au sein de son fonds de septième génération, dédiée à des investissements dans le portefeuille existant et qui n’avait pas été utilisée.
Le fonds VII, d’un montant de 900 millions d’euros, est désormais intégralement investi. Via ce véhicule, Apax prend une part de 8,3% dans Alain Afflelou, aux côtés d’Altamir Amboise, qui co-investit et détient 5,8% du capital. Lion Capital voit sa part réduite à quelque 70%, tandis que celle du management passe à environ 16%.
Cette opération intervient quelque mois après la reprise en LBO d’Alain Afflelou par Lion Capital, qui valorisait la société autour de 800 millions d’euros. «Ce type de reclassement est une pratique assez habituelle dans le capital investissement. Il permet aux fonds d’optimiser la répartition de ses actifs au sein du portefeuille. Le choix d’Apax, qui connaît très bien le dossier, semble naturel», relève un banquier spécialiste du capital investissement.
Depuis 2000, la participation d’Apax au capital d’Alain Afflelou a plusieurs fois évolué. La société d’investissement a tout d’abord accompagné le dirigeant, qui souhaitait reprendre le contrôle de sa société (aux mains du fonds Alpha), puis est resté au capital lors de l’introduction en Bourse du groupe en 2002, tout comme lors du retrait de cote, orchestré par Bridgepoint en 2006.
La participation cédée par les fonds gérés par Apax lors du dernier LBO de Lion Capital s’élevait à 20%. Le financement de l’opération intégrait 350 millions d’euros de dette senior, à laquelle s’ajoutait une dette mezzanine de 110 millions d’euros. En vue d’attirer les investisseurs, les arrangeurs avaient été contraints de faire jouer la clause dite de «market flex» en relevant le prix sur la dette senior tranche B de 550 à 575 points de base.
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