Alma Consulting Group s’attelle à l’intégration de Lowendalmasaï
Alma Consulting Group entre dans le vif du rapprochement avec Lowendalmasaï. Tout juste sorti de sa restructuration financière, le numéro un français des cabinets de conseil en optimisation des coûts avait annoncé en janvier le rachat à 100% de son concurrent, numéro trois du secteur. Le nouvel ensemble, qui pèse 190 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 1.500 collaborateurs (dont environ 40 millions de CA et 360 salariés issus de Lowendalmasaï), a présenté en détail son plan de marche fin mai en interne.
Le projet prévoit notamment 216 suppressions de postes et 61 créations en France, sur un effectif de 1.070 collaborateurs. Les postes supprimés toucheront des fonctions administratives et de back-office, tandis que les recrutements concerneront des consultants et des managers de mission. La question se pose moins à l’international, où le maillage des deux cabinets est très complémentaire.
En parallèle, trois business units à vocation mondiale verront le jour en France. Les deux premières, innovation & taxes, et performances RH, seront confiées à des associés issus d’Alma CG. La troisième, les achats, spécialité de Lowendalmasaï, sera dirigée par un ancien de ce cabinet. Les deux régions Nord et Sud à l’étranger seront aussi chapeautées par des Lowendalmasaï, plus international (45% des revenus) qu’Alma. Une fois la fusion juridique des deux cabinets réalisée, mi-novembre, la nouvelle organisation se mettra en place pour janvier.
Ce mariage s’accompagne d’un changement de modèle. Le métier traditionnel des conseils en optimisation, payés en pourcentage des économies réalisées, est devenu moins rentable. «Les clients savent qu’ils vont réaliser l’économie voulue et ne valorisent plus cette prestation standard autant qu’il y a cinq ans. Nous devons passer à un modèle de conseil avec plus de valeur ajoutée : il ne suffit plus d’optimiser un crédit d’impôt recherche, il faut proposer, par exemple, des solutions pour améliorer le temps de mise sur le marché des innovations», explique Hervé Amar, président d’Alma CG.
Le groupe espère porter ainsi à 200 millions d’euros son chiffre d’affaires dans les deux ans, dont 30% à l’international, et redresser son Ebitda de 50 à 60% sur la période. Ce qui donnerait, à partir de 2018, un horizon de sortie à Babson et aux autres créanciers ayant pris fin 2014 le contrôle du groupe aux côtés des associés.
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