Albert Frère lâche les rênes de GBL
Albert Frère, qui fêtera demain son quatre-vingt-neuvième anniversaire, prend un peu de recul chez GBL (Groupe Bruxelles Lambert), la société holding qu’il a développée depuis plus de trente ans en compagnie du canadien Paul Desmarais, décédé en octobre 2013. L’investisseur belge a décidé de ne pas solliciter le renouvellement de son mandat d’administrateur et de renoncer à sa fonction de CEO à l’issue de la prochaine assemblée générale.
Fort logiquement, Albert Frère, dont le parcours d’investisseur a démarré après la guerre dans l’acier en Wallonie, ne demandera pas le renouvellement de son mandat d’administrateur au sein de Pargesa, la holding suisse qui détient 50% du capital et 52% des droits de vote de GBL. La familles Desmarais et Albert Frère contrôlent via une cascade de holdings la société de droit néerlandais Parjointco NV, elle-même actionnaire majoritaire de Pargesa. Les familles Desmarais et Frère sont liées par une convention d’actionnaires prorogée jusqu’en 2029.
«En tant que l’un des actionnaires de contrôle, Albert Frère restera profondément attaché au groupe et suivra avec attention et intérêt ses activités et son évolution», reprennent dans des termes identiques deux communiqués publiés séparément par Pargesa et GBL. Gérald Frère, le fils d’Albert Frère, devrait remplacer son père en tant qu’administrateur délégué de Pargesa.
Le vice-président du conseil d’administration de GBL, Paul Desmarais Jr, soulige que «cette transition a déjà été préparée en 2012, avec la nomination de Ian Gallienne (gendre d’Albert Frère, ndlr) et Gérard Lamarche comme administrateurs délégués. Ceux-ci continueront à assumer ensemble la gestion journalière de la société».
A fin septembre dernier, GBL, cotée en Bourse depuis 1956, affichait un actif net ajusté de 15,6 milliards d’euros et une capitalisation boursière de 11,7 milliards. Exposée aux poids lourds industriels français, avec des participations dans Total et GDF Suez par exemple, la holding a pris depuis quelque temps un virage stratégique vers des segments à plus forte croissance. Elle a ainsi investi 2 milliards d’euros en 2013 dans le spécialiste helvétique de la certification SGS et a fait son entrée au capital du groupe de recyclage Umicore.
Plus d'articles du même thème
-
Soitec prévoit une croissance de plus de 30% des revenus au deuxième trimestre
Soitec a publié de manière anticipée un chiffre d'affaires trimestriel en forte hausse, tiré par l'explosion de la demande en IA et son activité Photonics-SOI. Les perspectives restent très solides. -
Les régulateurs français et néerlandais dévoilent des propositions pour parvenir à la supervision centralisée
Dans le cadre du paquet de mesures dévoilées par la Commission européenne en décembre dernier, la surveillance centralisée est au cœur des débats. Pour réussir cette transformation, l’AMF et son homologue néerlandais (AFM) ont publié cinq recommandations. -
Alstom anticipe une accélération de sa dynamique commerciale
Alstom confirme ses objectifs annuels et anticipe une accélération de sa dynamique commerciale, malgré un repli des prises de commandes au premier trimestre.
ETF à la Une
T. Rowe Price lance un ETF multi-crypto à gestion active
- L'Europe se prépare à alléger les exigences en capital de ses banques
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Axa sort du capital d’Ardian au profit des Assurances du Crédit Mutuel et de Wafra
- Le secteur technologique donne des signes de craquements en Bourse
- Une dose de paramétrique peut venir au secours de l’assurance catastrophes naturelles
Contenu de nos partenaires
-
Ramer à contre-courantBudget 2027 : un effort de 35 milliards d'euros
En 2027, les dépenses publiques bondiraient de près de 60 milliards si rien n'est fait. Le gouvernement prépare pour 2027 un redressement ambitieux -
FeuilletonMonique Barbut, la bombe qui n’en finit pas d'embarrasser Lecornu
Le chef du gouvernement doit désormais composer avec une ministre imprévisible qui a menacé de démissionner à au moins trois reprises en neuf mois. Une répétition qui a démonétisé l’arme de négociation favorite de Monique Barbut -
ArbitragesBudget : grands dilemmes et petits comptes de Jean-Pierre Farandou
A la tête du poste qui doit le plus contribuer à l'effort budgétaire, le ministre du Travail tente d’éviter une nouvelle ponction de l’Unédic et réfléchit à des coups de rabot