UniCredit se trouve en meilleure position avant les «stress tests»
Federico Ghizzoni, le directeur général d’UniCredit, y voit un signe du redressement de la banque italienne. UniCredit a annoncé hier le prochain départ de Jean-Pierre Mustier, aux commandes de la banque de financement et d’investissement du groupe depuis quatre ans, jugeant son rôle de réorganisation achevé. L’ancien banquier de la Société Générale restera membre non exécutif du conseil de la banque italienne. Il sera remplacé par Gianni Franco Papa, directeur financier de la zone Europe de l’Est de l’enseigne italienne.
L’annonce de ce départ intervient alors qu’UniCredit commence à tirer profit de son plan de redressement. Le bénéfice net de la banque italienne atteint 403 millions d’euros au deuxième trimestre (+11,6%) contre 299 millions d’euros pour le consensus. Cette performance s’explique principalement par la bonne tenue de ses activités en Europe centrale et orientale. Sur l’ensemble du premier semestre, le bénéfice net ressort à 1,1 milliard d’euros, ce qui le place en bonne voie pour atteindre l’objectif de deux milliards de profits annuels fixé par la direction. Les résultats intègrent par ailleurs des charges exceptionnelles, parmi lesquelles 200 millions d’euros versés au fisc au titre de la réévaluation de la participation du groupe dans la Banque d’Italie.
A l’instar d’autres grandes banques européennes, UniCredit a eu recours ces deux dernières années à des réductions d’effectifs et à des cessions d’actifs afin d’alléger sa structure de coûts et de renforcer son bilan. Ainsi, en juin dernier elle a mis en Bourse 34,5% du capital de sa filiale de banque en ligne Fineco et s’est séparée de plus de 80% des parts qu’elle détenait dans le courtier DAB auprès de BNP Paribas. Par ces opérations, son ratio de solvabilité Common Equity Tier 1 est passé de 9,5% fin mars à 10,8% le 30 juillet (10,4% fin juin). Un chiffre bien supérieur au seuil de 8% fixé par la BCE. De quoi rendre la banque confiante avant d’affronter l’exercice rigoureux des stress tests européens. Plus récemment, l’établissement de crédit a entamé des discussions avec un groupe de gestionnaires alternatifs en vue de vendre sa filiale de gestion de créances douteuses UCCMB. L’ouverture du capital de sa filiale de gestion d’actifs Pioneer est de nouveau évoquée.
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