SwissLife France développe son offre en santé collective
Confirmant la tendance observée mi-2014, SwissLife France estime avoir réussi à prendre le virage vers les assurances collectives en prévision de la généralisation de la complémentaire santé à tous les salariés au 1er janvier 2016. Avec un portefeuille en santé individuelle exposé pour près de moitié à l’accord national interprofessionnel (ANI), la branche française de Swiss Life a dû prendre le taureau par les cornes pour investir ce marché des TNS-TPE.
Si le chiffre d’affaires global santé-prévoyance individuelle et collective est stable en 2014, à 1,33 milliard d’euros, la diminution en assurance santé individuelle (-4%) a été compensée par le développement de l’assurance collective (+5%). En standard, «la production nouvelle a progressé d’environ 30% par rapport à 2013», se félicite Pierre François, directeur général de SwissLife Prévoyance et Santé. L’assureur a lancé en septembre dernier une offre santé compatible avec l’ANI, valable aussi bien pour le gérant majoritaire que pour ses salariés. «On sera prêt pour la fin de l’année», assure Pierre François, qui rappelle l’ambition de la société d'être un opérateur significatif sur la santé. Cet effort a nécessité un travail de reconfiguration du réseau d’agents généraux, qui était très porté sur la santé individuelle.
Loin de la stabilité de la santé-prévoyance, l’assurance vie a tiré son épingle du jeu l’an dernier. Le chiffre d’affaires affiche une progression de 17% à 2,48 milliards d’euros, près de deux fois supérieure à celle du marché (+8%). Fait remarquable, les primes en unités de compte représentent 41% du chiffre d’affaires (+6%) et sur la collecte nette de 1 milliard d’euros, 800 millions concernent des unités de compte (alors que le marché français a collecté 4,7 milliards d’euros). Des résultats qui valident la stratégie axée sur une clientèle aisée (avec au moins 250.000 euros d’encours), plus encline au risque et plus fidèle.
Côté rendement, SwissLife France a servi entre 2,50% et 3,30% net de frais de gestion au titre de 2014, avec une bonification en fonction de la part des UC. L’assureur estime avoir été contraint par le marché et aurait souhaité renforcer davantage sa provision pour participation aux excédents (abondée à hauteur de 20 millions d’euros pour 2014).
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