Standard Chartered remanie son état-major
Bill Winters imprime sa marque. Arrivé au poste de directeur général de StanChart le 10 juin, cet ancien co-responsable de la BFI de JPMorgan n’aura pas attendu la publication des résultats semestriels le 5 août pour dévoiler la nouvelle organisation de la banque. Doté de pouvoirs accrus, le directeur général du groupe bancaire supervisera une équipe ramassée de 13 dirigeants dès le 1er octobre prochain.
Dotées chacune d’un nouveau dirigeant régional, les divisions géographiques seront ramenées de huit à quare : grande Chine et Nord de l’Asie; pays de l’Est et du Sud-Est asiatique; Moyen-Orient et Afrique; et enfin Amériques et Europe. Les lignes d’activités seront aussi simplifiées autour de trois nouveaux pôles: la BFI, la banque privée et commerciale, qui inclura aussi la gestion de fortune, et la banque de détail.
Ces divisions ne seront plus sous la tutelle de Mike Rees, directeur général délégué de StanChart et grand perdant de cette réorganisation. Entré dans la banque en 1990, ce vétéran faisait partie de l’équipe de Peter Sands, l’ancien DG de StanChart, et est considéré comme le maître d’oeuvre de l’expansion de la banque dans la banque de financement et d’investissement. Selon la nouvelle organisation, il conserve son rôle et continuera à travailler sur la formulation et l’exécution de la stratégie de la banque aux côtés de Bill Winters, mais ne coiffera plus que la marque et le marketing de StanChart au 1er octobre.
Cette nouvelle architecture doit contribuer à générer des économies de coûts à hauteur de 1,8 milliard de dollars d’ici à la fin 2017, conformément à la stratégie dessinée par Peter Sands. «Le groupe doit relancer ses performances, réduire sa base de coûts et sa bureaucratie, améliorer sa responsabilité et accélérer son processus de décision, a souligné Bill Winters. Cette nouvelle structure va aider à atteindre ces objectifs critiques et sera en place lorsque nous communiquerons d’ici à la fin de l’année sur un nouveau plan destiné à redresser les performances.»
Après avoir traversé sans trop de difficultés la crise financière, StanChart, dont les deux tiers de l’activité proviennent de l’Asie, avait enregistré l’an dernier trois avertissements sur résultats et une dégradation des profits annuels de quelque 30%. Les marchés financiers semblent avoir apprécié les premiers pas de Bill Winters: l’action de StanChart a gagné jusqu'à 1,77% hier en séance à la Bourse de Londres.
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