Solvabilité 2 pousse les assureurs vers une mutation culturelle
En vigueur depuis janvier 2016, Solvabilité 2 impose aux entreprises d’assurance une nouvelle approche du risque, à la fois holistique et formalisée selon les principes du pilier 2 et de l’ORSA (Own Risk and Solvency Assessment). Les compagnies doivent en effet définir leur appétence au risque au plus haut niveau (direction générale et conseil d’administration) et confronter à cette dernière toute décision stratégique.
Autant d'éléments qui impliquent une profonde «mutation culturelle» du pilotage des entreprises et qui «démocratise l’approche de l’allocation des capitaux disponibles jusqu’alors réservée à quelques leaders européens», explique Philippe Foulquier, professeur à l’Edhec et responsable d’une étude sur le sujet conduite auprès d’une vingtaine d’acteurs européens. Avec à la clé une remise à plat potentielle de l’ensemble de la chaîne de valeur, de la conception des produits à la gestion des placements. L’étude, qui montre notamment pourquoi Solvabilité 2 constitue un véritable catalyseur de mise en œuvre de processus d’Entreprise Risk Management (ERM), s’intitule « Comment calibrer l’appétence, les tolérances et les limites de risque et quels en sont les enjeux pour l’allocation de capital, l’erm et la performance des entreprises ? »
Plus d'articles du même thème
-
La Caisse des Dépôts va cesser de souscrire des obligations d'entreprises pétrolières
Le gestionnaire public de 320 milliards d'euros d'actifs a mis à jour sa politique d'investissement envers le secteur de l'énergie. -
Carlo Trabattoni rejoint Symphonia SGR
L'ex-patron de la gestion d'actifs de Generali arrive en pleine recomposition du capital de la société de gestion italienne. -
L’IA divise sur son véritable coût climatique
A la Climate Week qui se tient à New York depuis le début de la semaine, l’essor de l’IA ravive les débats entre besoins énergétiques croissants et objectifs de décarbonation.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Les banques ne seront pas désintermédiées, elles seront tokenisées
- La Fed sort de l'ambiguïté en remontant ses taux
Contenu de nos partenaires
-
Sous-titresDonald Trump et l'ONU : la stratégie de l'amour-haine
Malgré sa rhétorique anti-multilatéraliste et ses coupes budgétaires, le président n'a pas encore tiré un trait sur les Nations unies -
Gestion de criseCarburants : le goutte-à-goutte de Lecornu
Le Premier ministre s'en tient à la stratégie éprouvée depuis mars malgré la pression. Mais l'argument de la dette qui empêche un geste plus large tiendra-t-il longtemps ? La décision de l'Allemagne de baisser ses taxes isole la France -
La Fabrique de l'OpinionLéon XIV en France : « Le plus important n’est pas que le pape soit admiré, mais qu’il soit écouté »
Le voyage du pape en France, qui s'annonce hors normes en termes d'affluence, intervient en pleine campagne présidentielle, et peu après la légalisation de l'aide à mourir, à laquelle l'Eglise est profondément opposée. Mgr Matthieu Rougé décrypte les enjeux et les attentes qui entourent cette visite.