SlimPay lève 15 millions d’euros auprès d’un fonds néerlandais
Les levées de fonds d’envergure s’enchaînent dans l’univers français des FinTech. Après les 31 millions d’euros réunis par la plate-forme de crédit entre particuliers Prêt d’Union, c’est au tour de SlimPay d’annoncer un tour de table de 15 millions d’euros. Le spécialiste du paiement récurrent en ligne par compte bancaire (mandat de prélèvement) l’a conclu auprès d’un investisseur unique : le fonds néerlandais Prime Ventures. Basé à Amsterdam et Londres, cet expert du secteur des FinTech en Europe est l’investisseur historique de Global Collect, un prestataire de service de paiement racheté par Ingenico en septembre 2014. SlimPay reste majoritairement détenu par ses fondateurs et un fonds de family office.
A l’image de Prêt d’Union, SlimPay va affecter une partie des fonds récoltés à son expansion européenne. La société, qui dispose déjà de bureaux à Berlin et au Benelux, va en ouvrir d’autres à Londres et Madrid d’ici à la fin de l’année. Elle prévoit de recruter 30 nouveaux collaborateurs, notamment sur les fonctions commerciales, avant fin 2015. Soit un quasi-doublement des effectifs comparé à fin 2014.
«Deux vecteurs guident notre développement en Europe : la maturité du e-commerce et la faible utilisation de la carte bancaire sur certains marchés», résumeJérôme Traisnel, co-fondateur et CEO de SlimPay. Agréé établissement de paiement par l’ACPR en France, SlimPay opère dans l’Union européenne par le biais de la libre prestation de service face à des acteurs plus généralistes (Worldline, Worldpay...) ou spécialisés. Le britannique Gocardless vient ainsi de se lancer en France au printemps.
Le modèle tire profit de la mise en place de l’espace unique de paiements en euros (Sepa) et de l’interconnexion des banques. Un univers des paiements qui réserve encore beaucoup de potentiel d’innovation. A moyen terme, «on va voir se développer les paiements en temps réel», anticipe Jérôme Traisnel. Pour l’heure, SlimPay conforte son statut de «pure player» du paiement récurrent par compte bancaire, une solution plus adéquate que le paiement par carte qui séduit les entreprises. Rentable en France l’an dernier, l’entreprise a géré pour 2,4 milliards d’euros de paiements. Ce montant devrait être multiplié par deux en 2015.
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