Scor affiche sa solidité en 2010
Dans la lignée de son plan stratégique annoncé en septembre et de l’accroissement de sa rentabilité au troisième trimestre, Scor affiche des comptes solides pour 2010. Le cinquième réassureur mondial a même annoncé une forte accélération de sa rentabilité en fin d’année, malgré la multiplication de sinistres majeurs tout au long de l’exercice (tempête Xynthia en Europe, tremblement de terre au Chili, en Haïti, en Nouvelle-Zélande, inondations en Australie…).
Ainsi, malgré cet enchaînement défavorable, son ratio combiné net (coût des sinistres et frais sur primes encaissées) s'élève à 98,9% en réassurance non-vie, progressant à peine par rapport à 2009 (98,8%). Les catastrophes naturelles (responsables de 4,5 points de hausse du ratio en 2010, à 9,6%) continueront cela dit à peser sur les comptes 2011, du fait de nouveaux cyclones et inondations en Australie, ainsi que du second séisme en Nouvelle-Zélande, aux conséquences plus sérieuses que le premier.
«Il est évident que notre ratio combiné sera dégradé en raison de ces catastrophes au premier trimestre 2011. Mais ces événements ne remettent pas en cause la solvabilité du groupe», a affirmé hier Denis Kessler, le PDG de Scor. Dans son communiqué, le groupe estime le coût net de rétrocession pour le groupe à environ 100 millions d’euros avant impôt chacun pour les événements australiens de 2011 et le tremblement de terre néozélandais.
Le résultat net a progressé de 13% à 418 millions d’euros en 2010 – avec un bond de 64% au dernier trimestre (à 151 millions) – pour un chiffre d’affaires de 6,7 milliards (+5%). Le consensus établi par Thomson Reuters ressortait à 360 millions. La différence de progression entre le bénéfice et les revenus s’explique aussi en partie par la hausse de 37% des revenus issus des placements financiers. En outre, le résultat des trois derniers mois doit une partie de sa progression à l’application de la taxe sur les réserves de capitalisation, dont l’impact avait été surévalué: elle a finalement permis une reprise de provisions de 42 millions d’euros. La rentabilité du groupe lui permet de maintenir un rendement des capitaux propres (RoE) à 10,2%.
Les dirigeants n’ont pas précisé si Scor s’était porté candidat à la reprise de Transamerica Re, mis en vente par le néerlandais Aegon. L’agence Bloomberg affirmait hier matin que le groupe français tenait la corde face à l’américain RGA.
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