Paylib conforte sa crédibilité en enrôlant le Crédit Mutuel Arkéa
Lancé en septembre dernier par BNP Paribas, La Banque Postale et la Société Générale, le portefeuille numérique Paylib accueille une nouvelle banque. Le Crédit Mutuel Arkéa a en effet dévoilé hier son intention de rejoindre le consortium afin de proposer l’an prochain à ses clients ce service de paiement en ligne.
Ce ralliement d’un établissement comptant 1,2 million de clients particuliers permet à Paylib de pouvoir se targuer d’un vivier de plus de 24 millions d’utilisateurs... potentiels. Le service comptabilise pour l’heure, moins d’un an après son lancement, «près de 250.000 porteurs particuliers et 500 e-commerçants partenaires». Si Paylib concède ainsi encore quelques longueurs de retard face au PayPal d’eBay (6 millions de comptes actifs et 40.000 commerçants partenaires), il renforce aujourd’hui sa crédibilité au sein des initiatives venant d’acteurs bancaires. Kwixo, produit du Crédit Agricole lancé en 2011, affiche 560.000 adhérents et 1.200 partenaires commerçants, et devance V.me de Visa, outil en phase de recrutement de partenaires et choisi par BPCE et LCL dans l’attente de l’annonce cette année de la signature d’un troisième établissement.
Signe de la difficulté pour un portefeuille électronique de trouver un modèle économique viable en France, Atos et les opérateurs télécoms Orange, SFR et Bouygues Telecom, ont même jeté l’éponge en fermant au 30 juin dernier celui qu’ils avaient lancé en 2011, Buyster, qui revendiquait seulement 40.000 paiements par mois.
Le Crédit Mutuel Arkéa rejoint aujourd’hui un système déjà rôdé. Un choix dicté selon Jean-Luc Dubois, directeur de l’offre de moyens de paiement du Crédit Mutuel Arkéa, par le souhait de «faciliter de façon sécurisée le paiement en mobilité pour nos clients ». Cette mise en œuvre peut désormais débuter, prélude à un lancement de l’offre aux particuliers et aux commerçants «dès début 2015» selon le dirigeant.
Par le biais de ce partenariat qui vise à conforter le développement des moyens de paiement mobiles, Jean-Luc Dubois mise sur un bénéfique «effet d’entraînement de la collaboration bancaire», qui reste «une condition nécessaire mais peut-être pas suffisante» pour soutenir le changement de comportement induit par les récentes évolutions technologiques au service du consommateur. Paylib revendique plus que jamais sa «vocation interbancaire».
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