L’exposition directe des banques à la Grèce est devenue marginale
Les actions des banques européennes ont logiquement souffert hier de la fin des discussions entre la Grèce et ses créanciers et de la mise en œuvre d’un contrôle des capitaux. L’indice sectoriel Euro Stoxx 50 a chuté de 5,84% à 150,36 points. Une destruction de valeur de 43 milliards d’euros en une journée, alors que le risque direct que ferait peser un défaut grec voire une sortie de la zone euro est bien moindre qu’en 2011-2012. Les conséquences à plus long terme (hausse des coûts de financement, impact sur la confiance…) sont plus difficiles à évaluer.
A fin 2014, l’exposition brute des banques européennes à la Grèce était tombée à 33 milliards de dollars en bilan (30 milliards d’euros) et 11,5 milliards en hors-bilan, selon les statistiques de la Banque des règlements internationaux. Elle a pu diminuer depuis, notamment vis-à-vis des banques locales (14,6 milliards en bilan à fin 2014), coupées du marché du repo. En Europe, ce sont aujourd’hui les établissements britanniques et allemands qui détiennent le plus de créances sur l’économie grecque, à hauteur de 16,9 et 16,2 milliards de dollars respectivement. HSBC pointe en tête, à 6 milliards. En proportion des actifs, ce risque est limité: 0,16% pour le secteur bancaire allemand, par exemple, selon les stratégistes de RBS.
En cédant leurs filiales locales après 2012, le Crédit Agricole et la Société Générale ont ramené l’exposition des banques françaises sous les 3 milliards. Ces chiffres excluent cependant certains financements accordés aux armateurs grecs: la banque verte en détenait 3,3 milliards de dollars fin 2014, mais ces contrats ne sont pas soumis au droit grec et sont par ailleurs assortis d’hypothèques sur les navires.
{"title":"","image":"93273»,"legend":"En Europe, ce sont les \u00e9tablissements britanniques et allemands qui ont le plus de cr\u00e9ances sur l\u2019\u00e9conomie grecque.»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Les ETI françaises trouvent leur salut à l’international
Le baromètre annuel de Bpifrance salue notamment la poursuite des investissements de transition et l’appropriation de l’IA par ce segment résilient d’entreprises. -
KNDS veut faire ses armes en Bourse sans mobilisation générale
Très attendue, la cotation du fabricant de chars franco-allemand devrait avoir lieu dans les prochaines semaines. Elle consistera uniquement en une cession de titres existants et les particuliers ne pourront pas y participer. -
L'ancien directeur financier de Pfizer rejoint Nike
David M. Denton rejoindra le fabricant sportif en tant que vice-président exécutif et directeur financier le 17 août prochain.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
- Nickel lance un compte pour les pros
Contenu de nos partenaires
-
DégelClimatisation : les zones d'ombre du plan du RN
Le RN veut faire de la climatisation sa réponse aux vagues de chaleur. Mais derrière le slogan, lancé depuis un an, le coût du dispositif, son périmètre exact et son financement font encore l'objet de discussions internes. Une conférence de presse est prévue début de semaine prochaine -
Présidentielle 2027Edouard Philippe en campagne au coin de la rue
Dans sa course à l'Elysée, le maire du Havre a décidé de prendre les chemins détournés. Il met en avant son écharpe tricolore plus que les trois années passées à Matignon. Ce qu'aucun de ses principaux concurrents ne peut faire -
Canicule : ces autorisations spéciales d'absence accordées à certains profs
Certains rectorats font preuve de souplesse pour les enseignants vulnérables aux chaleurs extrêmes