Les tarifs bancaires seront au centre des préoccupations du CCSF en 2011
A compter de l’année prochaine, les banques devraient être particulièrement surveillées dans leurs pratiques commerciales, au centre de la crise de confiance entre les établissements et le grand public. Le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) va mettre en place une structure permanente chargée de suivre la tarification des produits et services bancaires.
En effet, il n’existe pas de consensus entre les établissements et les associations de consommateurs. Le mode de collecte des données utilisées par l’Insee pour calculer son indice des prix des services financiers (elles sont fournies par les banques sur demande de l’institut) «donne lieu à des divergences véritables vis-à-vis d’autres études, alors qu’il s’agit de mesurer des éléments factuels», explique Emmanuel Constans, président du CCSF, coauteur avec Georges Pauget du rapport sur la tarification des services bancaires publié en juillet.
Le groupe de travail, composé de six à sept membres, sera chargé de bâtir un référentiel commun afin de rendre les tarifs comparables. Le groupe se mettra en route dès le début de l’année. Parmi ses premières tâches, il lui faudra arrêter les critères de ce référentiel (par type de clientèles, de produits, ou un mélange des deux). Un premier compte-rendu devra être remis le 15 septembre. Il produira ensuite un rapport sur une base annuelle.
Ce travail sera produit en lien avec la publication des dix tarifs standards, qui, assure le président du CCSF, ne devrait pas tarder. Il est également à rapprocher du glossaire unifié de termes financiers dans la banque de détail, laborieusement mis en place après 18 réunions. Mais «pour rendre obligatoire leur utilisation par les intervenants, il reste à les transformer en normes professionnelles», souligne Emmanuel Constans. Ce travail incombe au CFONB, le Comité de normalisation bancaire, qui présentera prochainement ses propositions.
Entre autres missions de suivi sur les innombrables travaux réglementaires en cours (mobilité bancaire, accès au compte, Sepa, directive OPCVM 4, produits d’investissement de détail structurés – PRIPS…), 2011 verra le bilan de l’étude commandée par le CCSF sur l’utilisation du chèque. «Sans le condamner, il s’agit de comprendre pourquoi il est tant utilisé en France et de réfléchir aux moyens de paiement qui répondent aux besoins des consommateurs», affirme le président du comité.
Plus d'articles du même thème
-
Horse Powertrain prévoit de s’implanter sur le marché indien
La coentreprise entre Renault et Geely veut tirer parti d’un assouplissement fiscal destiné à favoriser la vente de véhicules compacts dans le pays le plus peuplé du monde. -
Les entreprises s'organisent pour passer de l’expérimentation de l’IA à l’industrialisation
Evaluer la maturité de l’entreprise, construire une gouvernance IA solide, s’appuyer sur un conseil d’administration éclairé constituent des gages de la réussite. -
La BCE devrait encore donner sa chance à une désescalade
Après leurs discours très restrictifs du mois de mars, une majorité de gouverneurs ont communiqué dans le sens d’un statu quo pour la réunion monétaire du 30 avril. Même si l’annonce d’un cessez-le-feu n’a toujours pas permis de débloquer le détroit d’Ormuz et de diminuer les prix du pétrole.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP Bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- Tim Cook annonce son départ d’Apple
- La faiblesse congénitale de la finance décentralisée
Contenu de nos partenaires
-
Un fauteuil pour deuxFrançois Hollande ou Raphaël Glucksmann, le dilemme qui monte au PS
Ce lundi, le leader de Place publique doit rencontrer Olivier Faure avec une question simple en tête : à qui ira sa préférence pour la présidentielle ? D’un côté, un ancien président contre lequel le PS d’après 2017 s’est reconstruit. De l’autre, un leader fort de son score aux européennes, mais toujours pas socialiste d’appellation contrôlée -
Tout compte faitCAN, Coupe du monde de football : qu'y a-t-il derrière les projets vitrines du Maroc ?
L'Etat marocain voit ces grands événements comme des accélérateurs de développement. Mais il faudra encore prouver qu'ils répondent aux besoins du pays, après les grandes manifestations de la Gen Z 212 en octobre. -
EditorialLe livre et la lecture, un paradoxe français
L'effondrement de la lecture chez les jeunes n’est pas le moindre des paradoxes, dans un pays où le livre est à ce point fétichisé dans le monde politico-médiatique