Les salariés de HSBC sont fixés sur leur plan de départ
Les syndicats de HSBC France ont signé le 1er février un accord majoritaire de rupture conventionnelle collective (RCC) pour le départ des 557 employés de l’activité PME et entreprises (appelée en interne CMB) de la banque.
L’accord de RCC adopté garantit une indemnité de départ pouvant aller jusqu’à 36 mois, un congé de mobilité de 10 à 12 mois et un financement de formations ou d’aide à la création d’entreprise. Selon les termes de la rupture conventionnelle, il ne pourra pas y avoir de départs contraints si le quota des départs n’est pas atteint. Par ailleurs, la direction s’est engagée à n’effectuer aucun licenciement pour motif économique sur le périmètre de l’entreprise d’ici le 31 juillet 2022 (y compris sur la banque de détail), hormis les départs induits par le PSE en cours qui touche 225 personnes de la banque de financement et d’investissement. Les modalités de la RCC sont d’ailleurs proches de celles proposées dans le PSE en cours.
Cette RCC a été signée par le SNB, FO et la CFTC. La CFDT aurait, pour sa part, préféré attendre la revue stratégique du 23 février pour négocier un plan de sauvegarde pour l’emploi.
A cette date, la direction doit annoncer les modalités de reprise de la banque de détail de HSBC France. Actuellement, trois repreneurs sont en lice pour reprendre cette activité qui compte environ 4.300 personnes : le fonds Anacap (qui possède Milleis), le fonds Cerberus, et un troisième fonds français dont le nom est toujours tenu secret. Les modalités de la RCC adoptée lundi resteront valable quelle que soit l’issue du processus de vente.
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