Les résultats de BNP Paribas dépassent les attentes
BNP Paribas a annoncé jeudi un résultat net au troisième trimestrede 1,9 milliard d’euros, en hausse de 46% et supérieur aux attentes du marché (le consensus établi par Reuters tablait sur un bénéfice net de 1,7 milliard d’euros) grâce à un nouveau recul de ses provisions pour pertes sur le crédit de près de 47% tandis que ses revenus ont progressé de 1,8% sur la période. A titre de comparaison, la Société générale a fait état mercredi d’un bénéfice net également supérieur aux attentes du marché, à 896 millions d’euros. A fin septembre, son ratio de solvabilité financière «tier one» ressort à 11,2% contre 10,1% fin 2009. «Nous sommes confiants que le quatrième trimestre se traduira par une nouvelle série de bons résultats pour BNP Paribas dans nos principaux métiers», a dit Baudouin Prot, administrateur directeur général, qui s’est toutefois refusé à donner des prévisions chiffrées.
La deuxième banque de la zone euro par la capitalisation boursière, derrière l’espagnole Santander, souligne également que les nouvelles règles du Comité de Bâle auront un «impact significatif mais gérable sur les actifs pondérés» de la banque. L'établissement fait néanmoins savoir que l’ensemble des nouvelles régulations bancaires et financières se traduiront par une hausse de 70 milliards d’euros de ses encours pondérés, dont dix milliards au titre des règles de Bâle III. Dans une interview à Reuters Insider, Baudouin Prot, estime que la banque n’a pas besoin d’augmentation de capital pour se conformer aux nouvelles normes.
La banque, qui a racheté Fortis en 2009, n’exclut pas de nouvelles acquisitions à l’avenir mais souligne qu’elle ne se lancera pas dans des opérations de croissance externe à n’importe quel prix. «Nous resterons très disciplinés sur les prix que nous sommes prêts à payer. (..) Il y a un niveau de prix auquel je suis heureux de ne pas acheter» a expliqué Baudouin Prot. Le groupe bancaire n’a en revanche pas souhaité faire de commentaires sur un intérêt pour des filiales de la banque italienne Banco Popolare ou pour la banque polonaise Polbank, filiale du grec EFG Eurobank.
L’action BNP Paribas a clôturé mercredi sur une hausse de 0,46% à 52,45 euros. Elle cède 6,17% depuis le début de l’année et surperforme légèrement l’indice sectoriel Stoxx 600 des banques européennes (-6,52%).
Plus d'articles du même thème
-
La stratégie de TotalEnergies paie à tous les étages
Le pétrolier a confirmé ses objectifs à l'horizon 2030 et donné de la visibilité au-delà. Il annonce aussi une hausse de son dividende de 5% par an sans renoncer à ses ambitions dans l’électricité. -
Les paris sont lancés sur le futur directoire de la BCE
Les deux tiers des postes seront renouvelés d’ici à fin octobre 2027. Les tractations vont probablement s’accélérer en vue d’accords précédant l'élection présidentielle françaises. Pas sûr qu’elles aboutissent cependant avant le départ effectif d’Isabel Schnabel le 3 janvier prochain. -
La ruée vers le Luxembourg grippe les ouvertures de contrats d’assurance-vie
Suscitant un attrait croissant auprès des épargnants français, l’assurance-vie luxembourgeoise voit affluer les souscriptions. Mais les assureurs peinent à suivre le rythme, entraînant un allongement des délais d’ouverture des produits d'épargne.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
- Le nouveau cadre SFDR se précise mais des désaccords demeurent chez les professionnels
- Le Crédit Agricole lance avec Amundi son offensive dans le capital naturel
- La France recule au 29ᵉ rang mondial du classement retraite de Natixis IM
- L’Europe lance un Pacte des investisseurs institutionnels européens pour la tech européenne
- Les assureurs ont orienté leurs achats vers la dette longue en 2025
Contenu de nos partenaires
-
Royaume-Uni : Andy Burnham au défi de reconquérir sa base
Les militants du Labour veulent donner sa chance au Premier ministre, dont les débuts à Downing Street sont appréciés. Mais il va devoir présenter rapidement des résultats concrets pour convaincre -
Guerre des nerfsAu procès de Rachida Dati, une défense au bazooka face à de lourdes réquisitions
Les avocats de l'ancienne ministre accusée de corruption dans l'affaire Renault-Nissan ont tenté d'affaiblir la démonstration du PNF sur du lobbying supposé à Bruxelles -
Machine arrièreChoc fiscal : 37 milliards déjà, et ce n'est pas fini...
Selon le nouveau bilan des prélèvements obligatoires dressé par l'Institut Rexecode, les hausses d'impôts enregistrées depuis la dissolution ont déjà annulé la moitié des baisses menées depuis 2014. Sans parvenir à faire diminuer le déficit public pour autant