Les perspectives s’assombrissent pour Groupama en Italie
Groupama ne semble pas avoir choisi la voie la plus facile dans le cadre de son aventure italienne. Alors que l’assureur français doit prendre une part de 17,1% de Premafin, holding de la famille Ligresti, il envisage également d’entrer au capital de sa filiale Fondiaria Sai. Or, Emanuele Erbetta, nouveau dirigeant de l’assureur italien, a mis de la distance avec le potentiel actionnaire français.
«Groupama est pour moi un excellent concurrent, mais pas un allié», a déclaré vendredi dernier au journal italien Il Sole 24 Ore le directeur général, remplaçant dans ses fonctions Fausto Marchionni, qui a démissionné jeudi dernier.
Lors de son assemblée générale mercredi dernier, où les actionnaires ont donné leur feu vert sur une augmentation de capital de 460 millions d’euros, Fondiaria a par ailleurs indiqué que personne en dehors de Premafin n’avait fait part de son souhait de participer à la recapitalisation du groupe.
La situation financière difficile de Fondiaria, qui a conduit l’assureur italien à dégrader ses prévisions de résultats en fin de semaine passée, soulève en outre des interrogations quant à l’intérêt financier pour Groupama de cette prise de participation. L’assureur italien prévoit en effet un bénéfice net au titre de l’exercice 2011 supérieur à 50 millions d’euros, là où il misait sur 370 millions d’euros lors de l’annonce de son plan stratégique 2009-2011 en octobre 2009. Au sein d’un environnement difficile dans l’assurance automobile en Italie, l’assureur a d’ailleurs accusé sur les neuf premiers mois de 2010 une perte nette de 431,4 millions d’euros.
Le montant global des primes de Fondiaria devrait atteindre 12,5 milliards d’euros en 2011, contre 13,1 milliards initialement prévus. Selon les estimations de l’assureur, ces 12,5 milliards se répartiront entre 7,2 milliards de primes dans les dommages et 5,3 milliards dans la branche vie, contre des prévisions initiales de 7,4 et 5,7 milliards respectivement. « Le segment dommages devrait atteindre l’équilibre avant impôts avec un ratio combiné d’approximativement 101%, alors que le segment vie devrait enregistrer un bénéfice imposable d’environ 140 millions d’euros», a indiqué Fondiaria, ajoutant que les autres activités telles que l’immobilier devraient rester en perte. Ces prévisions se révèlent «décevantes», aux yeux de plusieurs bureaux d’études, à l’image de CA Cheuvreux.
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