Les intermédiaires en opérations de banque se dotent d’un nouveau porte-voix
«C’est en marchant que nous allons découvrir le paysage», a prévenu Paul Bougnoux, le président de la toute nouvelle Chambre nationale des conseils intermédiaires en opérations de banque (CNCIOB), dont les statuts ont été signés hier. L’associé-fondateur de Largillière Finance tenait ainsi à rappeler le cadre encore expérimental au sein duquel l’association évolue. D’autant plus que la parution des décrets d’application de la Loi de régulation bancaire et financière promulguée en octobre dernier est attendue au mois de mars prochain.
Rien n’est donc figé, ni aujourd’hui ni après cette publication, puisque l’inscription à une association représentative par les intermédiaires en opérations de banque, une fonction isolée de celle de Conseil en investissement financier (CIF) par ladite loi, n’est pas rendue obligatoire par le législateur. Les professionnels concernés, dont le nombre est estimé à tout de même 100.000 par le gouvernement, auront uniquement comme devoir de s’inscrire au fichier unique Orias (Organisme pour le registre des intermédiaires en assurance).
Créée sous l'égide de la plus que cinquantenaire Chambre nationale des conseils-experts financiers (CNCEF), la CNCIOB entend donc prendre les devants et mobiliser ses troupes pour le Jour J. «Nous sommes les premiers à tirer les conséquences» de la loi d’octobre 2010, s’est réjoui hier Didier King, président de la CNCEF. La loi de 2003 créant le statut de CIF avait déjà inspiré la création de la CNCIF. Comme ses deux aînées, la CNCIOB se doit selon son président d'être une véritable courroie de transmission, à double sens, entre les professionnels et les pouvoirs publics. Paul Bougnoux se félicite de bénéficier pour ce faire d’une «tutelle associative expérimentée, dans un esprit d’indépendance».
Trois missions guideront les premiers pas de la nouvelle association. L’accompagnement de ses membres tout d’abord, par le biais de formations notamment, leur représentation auprès des pouvoirs publics ensuite. Le contrôle de leur activité, enfin, qui ne pourra être défini précisément qu’au printemps. Ce dernier point passera par le contrôle du respect d’un code de déontologie. Paul Bougnoux s’est proposé d'établir un premier bilan d’activité à la rentrée de septembre.
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