Les fonds souverains témoignent d’un appétit croissant pour les actifs chinois
Les réformes mises en place par Pékin ne vont pas assez vite pour satisfaire l’appétit croissant des fonds souverains internationaux. Malgré les inquiétudes concernant le ralentissement du rythme de croissance en Chine, ces derniers augmentent la pression exercée sur les autorités chinoises afin qu’elles relèvent les quotas imposés aux investisseurs étrangers sur le territoire. Vendredi dernier, le fonds norvégien a ainsi indiqué avoir accru son exposition aux obligations souveraines chinoises pour atteindre le quota maximum fixé dans le cadre du programme dit «QFII» et chercher à ce qu’il soit relevé. Les fonds souverain d’Abu Dhabi (ADIA) et de Singapour (GIC) détiennent également une licence QFII, et celui du Qatar en aurait demandé une pour investir 5 milliards de dollars, selon le China Securities Journal.
Pékin a pourtant accéléré l’ouverture de son marché domestique. Sur la période allant de juillet à mi-août, les autorités de régulation (CSRC) ont accordé quatre nouvelles licences au groupe hongkongais BOC Group Life Assurance, à l’américain Hall Capital Partners, au Comité du système universitaire de l'État du Texas, ainsi qu’au taïwanais Nan Shan Life Insurance. Le mois dernier, Pékin a relevé de 20% à 30% la part que peuvent détenir les investisseurs qualifiés (QFII) dans une société cotée chinoise et le total des quotas des QFII à 80 milliards en avril. Depuis 2002, 176 licences ont été octroyées pour des investissements cumulés de 28,53 milliards de dollars. Depuis décembre 2011, 5,62 milliards de quotas ont été accordés à 51 QFII.
Mais ces avancées restent modestes comparées à la taille des fonds souverains qui détiennent un montant d’actifs sous gestion estimé entre 3.000 et 4.000 milliards de dollars. Les investisseurs étrangers ne détiennent en effet que 1,1% des actions de classe A en Chine. «Le marché intérieur chinois est plus important que le marché allemand du Bund, plus important que le marché du Gilt britannique, et ces investisseurs n’ont presque aucune exposition au marché chinois du renminbi», explique Gary Smith, responsable global du marché institutionnel chez BNP Paribas Investment Partners. Et d’ajouter qu’il s’agit «de quelque chose dont ils souhaitent ardemment être partie prenante». JP Morgan Asset Management estime en outre que «les fonds souverains, en général, sont sous-exposés aux actifs chinois.»
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