Les captives, qui sont des structures internes permettant à une entreprise de s’auto-assurer, sont plébiscitées en raison de l’évolution des risques qui tirent les primes d’assurance à la hausse. Le gouvernement s’était engagé auprès de la députée LREM Valéria Faure-Muntian à les rendre plus attractives. La présidente du groupe d’études assurances à l’Assemblée nationale avait dessiné un cadre réglementaire dans deux amendements au PLF 2022, qu’elle a finalement retirés. Il prenait la forme d’une provision pour lissage de sinistralité plafonnée de manière individuelle par catégorie de risque selon un multiple des montants de prime acquises et proposait une période de 10 ans avant que les provisions non utilisées soient rapportées au bénéfice imposable de la 11e année.
«Un tel cadredoit être précisément calibré pour être pleinement approprié à son objectif. Il requiert aussi un accord de la Commission européenne. Le Gouvernement a donc décidé de d’abord déposer, d’ici début décembre, son projet auprès de la Commission européenne», explique Bercy, qui évoque une version finale dans une prochaine loi de finances.
Le Luxembourg n’est pas près de voir la France lui faire de l’ombre. Le Grand-Duché attire de nombreuses captives grâce à son système de provision pour fluctuation de sinistralité imposant aux réassureurs la mise en réserve des résultats techniques qui permet de mutualiser les bonnes et mauvaises années. D’autres pays, comme Malte ou l’Irlande jouissent aussi d’un tel système.
Seuls huit groupes français ont domicilié leur captive dans l’Hexagone alors que le président de l’Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise (Amrae), Olivier Wild, estime qu’une cinquantaine de sociétés tricolores attendent des conditions de domiciliation plus attractives pour sauter le pas. Des travaux sont en cours depuis plus de deux ans avec les pouvoirs publics sur le sujet. Après la mobilisation de la place de Paris, la pression monte sur Bercy, qui ne s’y trompe pas : malgré ce contretemps, «le gouvernement confirme son ambition d’inciter les ETI et grandes entreprises à s’autoassurer en se constituant des captives de réassurance via un cadre fiscal des provisions révisé».
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides