Les caisses d'épargne espagnoles devront fermer un quart de leurs agences
Madrid a tardé ces derniers mois à mettre en œuvre la restructuration de ses caisses d’épargne. Ce n’est pourtant que partie remise. Les caisses d’épargne espagnoles vont devoir se soumettre à une sévère cure d’austérité en échange des aides qu’elles ont reçues du Fonds de restructuration bancaire (le Frob) pour se rapprocher les unes des autres.
Les cajas devraient avoir à fermer un quart de leurs agences, soit près de 6.000 points de vente sur 23.900 à fin juin, et se séparer de 15% à 18% de leurs collaborateurs. Elles employaient à fin juin 132.000 personnes. Les chiffres proviennent d’une présentation que la direction générale du Trésor espagnol a récemment faite auprès d’analystes et d’investisseurs, et dont El Confidencial a révélé le contenu. Alors que le Frob a injecté 14,4 milliards d’euros de capital dans les caisses d’épargnes, c’est la première fois que les pouvoirs publics reconnaissent que cette aide est conditionnée à des objectifs précis de réduction de capacités. Les plans de restructuration devront être soumis aux autorités avant le 31 décembre.
Ces réductions de coûts s’inscrivent dans le cadre d’un vaste processus de fusion, qui affecte 40 cajas sur 45. La communication plus offensive du Trésor, mais aussi de la Banque d’Espagne, ces derniers jours, sur le sujet, ne doit rien au hasard. «Une forme de complaisance, alimentée par l’amélioration du sentiment de marché sur le souverain et le secteur bancaire cet été, a arrêté l’action du gouvernement espagnol en matière de recapitalisation des cajas», soulignait récemment Gilles Moëc, économiste Europe de Deutsche Bank. Avec le regain de tension sur la dette périphérique, «renforcer le secteur bancaire, de manière préventive, serait une bonne idée pour l’Espagne», estime l’économiste.
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