Les banques françaises rejettent en majorité les droits de vote double
Les banques françaises dérogeront en majorité aux droits de vote double automatiques imposés par la loi Florange. Dernier en date à sortir du bois, Crédit Agricole SA proposera à ses actionnaires, réunis le 20 mai en assemblée générale, de s’en tenir au principe «une action une voix», selon l’avis de convocation publié hier au Balo.
La loi Florange votée en 2014 prévoit l’attribution automatique de droits de vote double à toutes les actions inscrites au nominatif depuis plus de deux ans, sauf si l’AG extraordinaire enregistre dans les statuts de l’émetteur une disposition dérogatoire. La réforme suscite l’opposition de la majorité des agences de conseil en vote et des investisseurs institutionnels, qui y voient une prime au contrôle rampant et une limitation du droit des actionnaires minoritaires.
Même sans droits de vote double, CASA continuera certes à être contrôlé par les caisses régionales (à près de 56%). BNP Paribas, au capital plus émietté, compte lui aussi faire modifier ses statuts le 13 mai, pour exclure tout droit de vote double. Natixis, où BPCE a les coudées franches avec 71,5% du capital, devrait en faire autant, indique un porte-parole. La banque n’a pas encore publié l’avis de convocation de son AG, prévue le 19 mai.
Seule la Société Générale se distingue. Elle n’a convoqué qu’une AG ordinaire le 19 mai, et ne propose donc pas de déroger à l’attribution automatique de droits de vote double. Explication: la banque a déjà dans ses statuts la possibilité d’octroyer des droits de vote double pour les actions au nominatif depuis deux ans. Elle ne voit pas de raison de remettre en cause ce principe, d’autant que les actionnaires inscrits au nominatif sont d’abord ses propres salariés, avec 7,42% du capital et 12,36% des droits de vote exerçables à fin 2014.
Plus d'articles du même thème
-
La péninsule Ibérique s’impose comme un terrain fertile pour les banques étrangères
L’intérêt du Crédit Agricole pour Cajamar fait écho aux ambitions croissantes d’autres acteurs bancaires européens en Espagne et au Portugal. -
Le Crédit Agricole s’allie avec Cajamar, un petit cousin espagnol
La banque verte annonce une prise de participation de près de 10% au capital du premier groupe bancaire coopératif espagnol. L’alliance se double de projets de distribution dans différents services financiers, mais pas dans l’assurance. -
Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
Le gestionnaire d’actifs français élargit son offre avec un véhicule sur les stratégies à court terme et un fonds axé sur les obligations d’entreprises mondiales.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
Contenu de nos partenaires
-
« La goutte d'eau qui fait déborder le vase » : pourquoi la canicule accroît le risque de suicide
En période de canicule, les risques de conduites suicidaires augmentent significativement. Explications avec la psychiatre Marine Akkaoui, spécialiste de l’impact de la chaleur sur la santé mentale -
Oser le rosé le plus cher du monde?
À 190 euros la bouteille, le Clos du Temple de Gérard Bertrand s'est imposé comme le rosé le plus coûteux jamais commercialisé. -
La voile, un véritable soft power pour Loro Piana
Comment la griffe italienne Loro Piana, épitome du quiet luxury et sponsor de la Giraglia, a fait du nautisme un ultime laboratoire du luxe.