Les banques françaises optent pour des hausses de salaires générales mais modérées
Comme en 2010, les négociations annuelles obligatoires (NAO) dans les principales banques françaises devraient accoucher de hausses générales de salaires. Quasiment tous les grands réseaux ayant déjà conclu leurs discussions ont opté pour des augmentations collectives, toutefois modérées. Et c’est le groupe Crédit Mutuel-CIC qui apparaît le plus généreux, avec une augmentation générale de 1,9% en 2011 assortie d’un plancher de 550 euros annuels. Cela n’a pas empêché le principal syndicat de la banque, la CFDT, de ne pas signer un accord qu’elle juge insuffisant compte tenu des résultats du groupe mais aussi du rattrapage obtenu par les salariés des cinq fédérations qui ont rejoint au 1er janvier l’ensemble CM-CIC.
Les négociations restent difficiles, et les directions tiennent leurs coûts. En témoigne l’absence d’accord chez Crédit Agricole SA et HSBC France, où des mesures unilatérales seront appliquées. «Dans l’ensemble, l’issue des négociations n’a rien à voir avec le niveau des résultats annuels qui seront annoncés par les banques en février et en mars», regrette Sébastien Busiris, à la Fédération FO Banque.
BNP Paribas, qui avait désamorcé toute velléité de conflit social l’an dernier avec une prime exceptionnelle de 1.200 euros par salarié, s’en tient cette année à une augmentation générale différenciée selon le niveau de salaire (de 0,6% à 1,67%). Au Crédit du Nord, seul le SNB a signé pour une hausse de 1% applicable en mai avec un plancher de 300 euros, et une prime de 450 euros. Et chez LCL, la direction a inclus dans l’enveloppe salariale la révision en baisse du taux des crédits immobiliers accordés au personnel, au grand dam des syndicats. Les négociations y sont toujours en cours, tout comme chez Natixis et dans les Caisses d’Epargne.
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