L’EBA précise les impacts du paquet Bâle 3
Après avoir fourni le 7 décembre une première estimation de l’effet des nouvelles règles Bâle 3 sur la solvabilité des banques, l’Autorité bancaire européenne (EBA) a publié mercredi une évaluation plus détaillée. Les calculs restent fondés sur les comptes publiés au 31 décembre 2015 par 149 banques européennes, et ne prennent donc pas en compte le renforcement des fonds propres effectués depuis.
Les nouvelles règles, pour lesquelles un compromis au Comité de Bâle a été trouvé début décembre, accroissent en moyenne de 12,9% les exigences minimales en capital tier one. L’effet lié à l’appréciation des risques au bilan (incluant, entre autres, la mise en place d’un plancher limitant les gains liés à l’usage d’un modèle interne) atteint +14,5%. Il est compensé à hauteur de 1,6% par des modalités de calcul du ratio de levier plus favorables que le cadre actuel, selon l’EBA. Pour les banques systémiques, l’effet inflationniste se monte à 15,2%: 14,1% à cause de la révision des actifs pondérés, et 1,1% dû au ratio de levier.
Le rapport de l’EBA fait également apparaître une grande dispersion des résultats. Pour certaines petites banques, la révision des modèles internes ferait bondir de 45% l’exigence en capital liée au seul risque de crédit. A l’inverse, des établissements pourraient voir leur exigence baisser.
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