Le Trésor américain prépare sa sortie d’Ally Financial
Le Trésor américain a permis hier à Ally Financial, nouvelle dénomination de GMAC, de faire un pas de plus vers une indépendance retrouvée en annonçant la conversion de 5,5 milliards de dollars de titres préférentielles en actions ordinaires. Le Trésor a en effet indiqué que cette initiative avait pour objet d’«accélérer» sa sortie, conformément à un schéma rodé avec Citigroup notamment.
L’opération concerne près de la moitié des titres préférentiels détenus par les pouvoirs publics américains et porte leur part au capital d’Ally Financial de 56,3 à 73,8%. La valeur des titres préférentiels convertibles détenus par le Trésor sera ramenée de 11,4 à 5,9 milliards de dollars. Washington, qui détient par ailleurs 2,67 milliards de dollars de «trust preferred securities», a investi en plusieurs épisodes de sauvetage 17,2 milliards auprès de l’ex-GMAC.
Responsable pour la stabilité financière au Trésor, Tim Massad a indiqué dans le communiqué qu’«Ally a réalisé d’importants progrès dans la restructuration de ses activités en 2010».
Ally Financial, acteur incontournable du crédit automobile outre-Atlantique, a publié le mois dernier un résultat net positif de 269 millions de dollars au titre du troisième trimestre, contre une perte de 767 millions l’an passé, sous l’impulsion d’une baisse des coûts et d’un repli des créances douteuses.
Le groupe financier prépare une introduction en Bourse pour l’an prochain et a indiqué hier que la conversion annoncée par le Trésor porte la part de son capital entre les mains de Cerberus Capital Management à 8,9%, et celle détenue par les entités General Motors à 9,9% (General Motors Trust à 5,9% et General Motors Co à 4,0%). La participation des autres investisseurs tiers sera ramenée à 7,4%. Le constructeur automobile de Détroit détenait GMAC avant d’en céder une participation de contrôle en 2008.
Un représentant du Trésor s’est félicité devant la presse que la conversion d’une part des titres préférentiels permettait de «normaliser» la structure du capital d’Ally Financial, qui serait davantage susceptible de séduire des investisseurs extérieurs. Ce représentant a qualifié d’importante cette étape car elle renforçait la solidité financière du groupe financier en la rapprochant de celle de ses concurrents.
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