Le suisse UBP reconstitue sa base d’actifs avec Coutts International
Annoncée l’été dernier, la vente des activités internationales de gestion de fortune de Royal Bank of Scotland (RBS) est désormais officielle et c’est Union Bancaire Privée (UBP) qui a annoncé vendredi racheter Coutts, participant ainsi à la consolidation du secteur bancaire suisse.
Le montant de la transaction, pilotée par Goldman Sachs, n’est pas révélé. Le closing initial est attendu pour le quatrième trimestre 2015 et la majorité des activités devraient alors être transférées. Les actifs de Coutts qui étaient à vendre, excluant ses actifs britanniques, représentent plus de 30 milliards de francs suisses (28,65 milliards d’euros), gérés depuis la Suisse, Monaco, le Moyen-Orient, Singapour et Hong-Kong.
UBP pourrait acheter Coutts entre 350 et 400 millions de francs suisses (334 et 382 millions d’euros), selon le nombre de clients et d’actifs transférés, estime Bloomberg. Le montant serait en tous cas inférieur à la fourchette de 600 à 800 millions de dollars (554 à 738 millions d’euros), évoquée par le Financial Times, selon une source proche du dossier. Les analystes interrogés par Reuters mentionnaient un prix de 1 milliard de dollars l’année dernière.
La banque suisse n’était pas citée dans ce qui avait filtré de la première liste d’acheteurs potentiels contactés pour RBS par Goldman Sachs en 2014, dans laquelle figuraient la Société Générale, en ticket avec le singapourien DBS, et Credit Suisse. Certains acheteurs auraient tenté de faire baisser le prix d’achat en début d’année suite au scandale suisse de HSBC, indiquait le Financial Times en février.
UBP, qui gérait 98,7 milliards de francs suisses (94,3 milliards d’euros) fin 2014, contre 135 milliards en 2007, avait été éclaboussé par le scandale Madoff en 2008. Avec l’acquisition des activités internationales de Coutts, UBP poursuit la reconstitution de sa base d’actifs. Elle avait acheté la banque privée internationale de Lloyds Banking Group en 2013, qui lui a apporté 10 milliards de francs suisses d’actifs sous gestion, après avoir acheté les activités suisses d’ABN AMRO (12 milliards de francs sous gestion) en 2011.
L’acquisition de Coutts International lui permet aussi d’atteindre une taille critique en Asie, et d’accroître sa présence dans certains pays européens et au Moyen-Orient.
Plus d'articles du même thème
-
Face au risque climatique, la tutelle des assureurs les appelle à se mobiliser sur la prévention
L'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a conduit une revue des actions du secteur dans la gestion des risques liés au changement climatique. De bonnes pratiques ont été relevées, mais les actions de prévention restent à déployer. -
Donald Trump prolonge sa guerre commerciale
L’administration américaine a instauré de nouveaux droits de douane de 10% ou 12,5% au nom de l’article 301 du Trade Act contre le travail forcé. Un cadre juridique qui inscrit la guerre tarifaire dans la durée. -
Le gendarme américain de la Bourse ouvre le dossier des coffres-forts crypto
Le régulateur des marchés financiers américains débute son travail sur les actifs de la finance décentralisée. Tout en adoptant une posture ouverte au dialogue, il rappelle aux acteurs que certains coffres-forts ou protocoles rentrent dans le giron législatif des valeurs mobilières.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- Les marchés se préparent à un discours ferme de la BCE
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
Contenu de nos partenaires
-
Le jour d'aprèsAssurances et mégafeux : tout le monde sera indemnisé, ou presque
Une fois les feux maîtrisés, les milliers de personnes évacuées pourront retrouver leur domicile. Certains décrouvriront des dégâts de grande ampleur. Se pose alors la question de l'indemnisation -
Think againLe réchauffement climatique est plus brutal que prévu par le Giec. Donc...
Maintenant, il faut faciliter les recherches de géo-ingénierie, ces techniques de manipulation à grande échelle de l'environnement et du climat terrestre, pour « améliorer l’effet miroir » et tenter de rétablir la balance thermique -
Operation Epic HurryPourquoi Donald Trump hésite à intensifier la guerre contre l'Iran
Deux jours après avoir évoqué une « attaque massive », le président a finalement renoncé à de nouvelles frappes contre l'Iran. Un signe que la Maison Blanche semble reconsidérer sa stratégie militaire face à Téhéran