Le président de Credit Suisse démissionne
Nouveau coup de tonnerre dans la gouvernance de la deuxième plus grande banque suisse. Credit Suisse a annoncé la démission de son président António Horta-Osório avec effet immédiat. Il sera remplacé par Axel Lehmann, un ancien d’UBS élu au conseil d’administration de Credit Suisse en octobre 2021.
Nommé président de la banque au mois de juin dernier, António Horta-Osório est sous le coup de plusieurs enquêtes sur sa conduite personnelle. Il lui est notamment reproché d’avoir enfreint les règles suisses de quarantaine lors de l’épidémie de Covid. Il avait par exemple assisté aux finales des matchs de tennis du tournoi de Wimbledon en juillet dernier durant une visite en Grande-Bretagne, alors que les règles sanitaires en vigueur l’obligeaient à rester en quarantaine.
« Je regrette qu’un certain nombre de mes actions personnelles aient entraîné des difficultés pour la banque et compromis ma capacité à la représenter en interne et en externe », a déclaré Horta-Osorio dans un communiqué publié lundi par le Credit Suisse.
Cette démission apparaît comme une mauvaise nouvelle pour certains analystes, comme ceux de JPMorgan, qui considèrent que la valse des postes clé au sein de la banque contribue à alimenter les incertitudes sur sa stratégie. Après ses déboires dans les affaires Greensill et Archegos, la banque avait notamment décidé de revoir son organisation, se recentrer sur la gestion de fortune, et de remettre la gestion des risques au centre de son dispositif. «Nous avons fixé la bonne voie avec la nouvelle stratégie et continuerons d’intégrer une culture du risque plus forte dans l’ensemble de l’entreprise», a déclaré Axel Lehmann dans un communiqué.
Plus d'articles du même thème
-
TPT devient le deuxième superfund britannique à passer l'évaluation du régulateur
TPT Retirement Solutions a levé du capital pour reprendre des régimes de retraite à prestations définies dont l'employeur historique souhaite se défaire. -
Emmanuel Macron était à Doha pour le sommet du Club des fonds souverains pour la planète
Ce point d’étape dans l’agenda du président français a été l’occasion de réaffirmer les engagements des participants pour répondre aux défis structurels de l’économie mondiale. -
Le marché de l’assurance appréhende un nouveau week-end de troubles
Alors que de nouvelles mobilisations contre la vie chère se profilent le week-end du 24 octobre malgré l’interdiction de manifester dans certaines villes, les assureurs ne veulent pas avoir à gérer les conséquences de nouveaux débordements. Le caractère répétitif, simultané et concentré des dommages pouvant conduire à l’inassurabilité de ces risques.
ETF à la Une
La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- La retraite par capitalisation cherche sa forme avant la présidentielle
Contenu de nos partenaires
-
Ce que l’on sait du virus Shamonda, qui a infecté un homme pour la première fois en France
Détecté pour la première fois chez un être humain, le virus Shamonda a aggravé l'état de santé d'un patient décédé depuis. Pour autant, les autorités n’identifient pas de risque pour la population générale -
Octobre rouge« Si on ne casse pas, on n’obtient rien » : cette jeunesse séduite par la violence
Mûs par une haine de la police, une fascination pour LFI ou une culpabilité de « privilégiés », des lycéens et étudiants jugent que la casse est un dommage collatéral d’une « colère légitime » -
Chasse aux sorcières« Du maccarthysme à l’ancienne » : comment la rhétorique de Lecornu fait les affaires de Mélenchon
A force de voir l’ombre de LFI partout, sans jamais reconnaître ses propres manquements, le chef du gouvernement achève de dresser toute la gauche contre lui