Le Lloyd’s de Londres se porte plutôt bien dans un secteur en restructuration
Alors que la planète a connu peu de catastrophes naturelles majeures coûteuses en 2014, diminuant les coûts assurés pour les acteurs concernés, comme le montre l’étude de Swiss Re publiée mercredi, le Lloyd’s de Londres a rendu publics des résultats annuels stables. Le marché de l’assurance et de la réassurance spécialisées, composé de 94 «syndicats», a annoncé jeudi un bénéfice avant impôts de 3,2 milliards de livres (4,3 milliards d’euros) pour 2014, en très légère baisse par rapport à 2013.
Ce résultat s’explique, selon le Lloyd’s, par la faiblesse relative des catastrophes majeures en 2014, mais aussi par un bon développement les années précédentes, et un meilleur retour sur investissements. Il ressort à 2% contre 1,6% en 2013.
Le ratio combiné du Lloyds s’élève à 88,1% à fin 2014, contre 86,8% de 2013 et 93,1% en moyenne pour ses concurrents, précise le marché londonien. Son retour sur capitaux atteint 14,7%. Il était de 16,2% en 2013.
«Ce sont de très bons résultats pour le Lloyd’s, en dépit de conditions de marché difficiles», estime son président, John Nelson, qui a notamment rappelé que les assureurs connaissent une forte pression à la baisse sur les primes. Le montant des primes brutes émises a atteint 25,3 milliards de livres en 2014, en légère baisse par rapport aux 25,6 milliards de livres de 2013.
«Malgré les défis mondiaux, une abondance de capitaux et un environnement de taux d’intérêt bas, le Lloyd’s s’empare des opportunités existantes pour poursuivre sa croissance et sa diversification», a indiqué Inga Beale, directrice générale. Elle a rappelé que le marché londonien a inauguré en mars une plate-forme à Dubai et une filiale à Pékin, et doit ouvrir un bureau au Mexique dans l’année. Le Lloyd’s prévoit aussi de se déployer en Inde, où la récente législation permet aux acteurs étrangers de développer leurs activités d’assurance, en Turquie, en Malaisie et en Colombie.
Visés par des concurrents, les réassureurs membres de Lloyd’s ne restent pas en dehors des mouvements de consolidation qui animent le secteur. Catlin a ainsi été racheté par XL en décembre dernier, et le canadien Fairfax Financial a annoncé en février son intention d’acheter Brit.
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