Le Crédit Mutuel Arkéa renoue avec ses niveaux de résultats d’avant-crise

Le groupe s’est recentré autour de ses activités de réseaux, dans la banque, l’assurance et la gestion d’actifs
Antoine Landrot

Alors que les relations entre ses dirigeants et ceux du CM-CIC se tendent (L’Agefi du 4 mars), le Crédit Mutuel Arkéa a soldé ses mécomptes nés de la crise financière. L’ensemble, qui agrège les fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central, affiche un chiffre d’affaires record de 1,57 milliard d’euros, en hausse de 17% (13% à périmètre constant), tout comme un bénéfice net historique de 273 millions d’euros, dépassant le montant précédent de 2006.

Ces comptes ont «largement dépassé» les anticipations du groupe, selon Jean-Pierre Denis, président d’Arkéa. «Les résultats intègrent très peu d’effet de périmètre et reflètent ainsi la croissance interne d’Arkéa. Par souci de prudence, nous avons relevé le taux de couverture de nos encours de crédit: les comptes n’ont pas bénéficié d’une réduction draconienne du coût du risque [-22% à 138 millions]. Ils ne sont pas non plus dopés par des résultats complémentaires liés aux activités de marché», se félicite le dirigeant.

Arkéa s’est en effet recentré: après trois ans de pertes, la contribution au résultat du pôle capital-développement et salle des marchés est quasi-nulle (4 millions d’euros). «Elle devrait le rester dans les années à venir», précise Jean-Pierre Denis, alors que le groupe gère encore 2,4 milliards de positions pour compte propre en extinction. Les pôles de banque de détail (intégrant aussi la clientèle des entreprises, BPE et la banque en ligne Fortuneo) et d’assurance et gestion d’actifs contribuent au résultat à hauteur de 125 et 144 millions respectivement.

Arkéa a franchi le cap des 10 milliards d’euros dans la production de crédits (+46%). Mais le groupe doit une partie importante de son dynamisme commercial à sa stratégie de déploiement. Ainsi, l’accroissement net de 137.000 clients en 2010 (à plus de trois millions) vient pour moitié de ses «nouveaux réseaux»: Financo, Fortuneo, Federal Finance, etc. Autre élément de diversification, l’activité en marque blanche a contribué à hauteur de 15% à 20% aux revenus. La tendance devrait se confirmer: les partenariats signés en 2010 avec notamment Allianz Bank, RCI Banque et ING en Belgique devant porter leurs fruits en 2011.

La situation bénéficiaire du groupe lui permet également de renforcer sa solidité financière: à 4,4 milliards d’euros, dont 3,8 milliards de capital pur, le montant de ses fonds propres n’a jamais été aussi élevé. Son ratio réglementaire tier one atteint 10,2%.

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