Le classement des banques systémiques en Europe réserve des surprises
Les indicateurs publiés lundi par l’Autorité bancaire européenne (EBA) sur les banques systémiques du continent bousculent parfois les hiérarchies. En tout cas pour les pays qui ont joué le jeu : Deutsche Bank et ses compatriotes allemandes manquent à l’appel. «Les autorités allemandes ont décidé de se conformer partiellement aux délais de mise en œuvre, ce qui signifie qu’elles ne participeront pas à l’exercice couvrant les données 2013 mais qu’elles seront complètement en règle à compter de 2015», explique un porte-parole de l’EBA. La liste définitive des banques systémiques, qui se verront appliquer des coussins de capital supplémentaires, sera arrêtée début 2015.
Alors que HSBC, BNP Paribas et Barclays dominent leurs pairs par la taille de leur bilan (respectivement 2.410, 2.030 et 1.960 milliards d’euros à fin 2013), des établissements plus petits se démarquent sur certains critères. Le danois DNB et le français BPCE occupent les troisième et quatrième places par la taille de leurs actifs de niveau 3. Cette catégorie recouvre les actifs valorisés par les banques elles-mêmes, faute de liquidité suffisante ou de comparateurs fiables (certains produits dérivés, actifs immobiliers saisis, participations en capital-investissement…). Chez BPCE, ils représentent 1,2% du bilan et correspondraient pour moitié à des prêts structurés à la clientèle comptabilisés à la juste valeur, selon une source proche.
Les groupes français se distinguent aussi par leur haut degré d’interconnexion, notamment avec les autres institutions financières, que ce soit en termes d’actifs (prêts, titres…), de passifs (dépôts et autres engagements) ou de titres émis (dette et capital). BNP Paribas est numéro un par son passif intra-financier (435 milliards d’euros) et ses titres en circulation (314 milliards).
{"title":"","image":"81483»,"legend":"Banques syst\u00e9miques : le classement europ\u00e9en»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIATNouvelles perspectives sur les marchés privés
Marchés privés : où se dessinent les opportunités entre reprise, sélectivité, IA et besoins d’infrastructures ? -
PARTENARIATCrédit : regarder au-delà du consensus
Rendement attractif, défauts contenus : tout le monde est d'accord. C'est derrière les moyennes que tout se joue. -
PARTENARIATPrincipal Inside : « Le moment est favorable pour investir sur certains marchés immobiliers »
Entretien avec Guillaume Masset, Président de Principal Asset Management France
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Laïcité, GPA, fin de vie… Le discours offensif de Leon XIV face à Emmanuel Macron
Reçu à l'Elysée peu après son arrivée à Paris, vendredi matin, le pape a insisté dans sa première intervention sur plusieurs sujets clivants du débat public français. -
Série noireAutomobile : le rappel de 2 millions de véhicules plonge Volkswagen dans la crise
Le constructeur allemand subit un rappel impliquant 900 000 véhicules outre-Rhin, une semaine après avoir révisé à la baisse ses résultats financiers annuels, sur fond de concurrence internationale accrue. -
Tribune librePour une TVA sociale durablement bénéfique, des réformes profondes sont indispensables
La TVA sociale a des effets qui sont essentiellement transitoires et il est difficile d’utiliser plusieurs fois cet outil : pour en maximiser les bénéfices, il est nécessaire d’utiliser les marges à plein. Comme dans le cas du plan Pinay-Rueff en 1958, une mise en place réussie de la TVA sociale passe par des mesures de réduction des dépenses publiques et de réforme structurelle.