L’assurtech Alan se pose en partenaire des mutuelles
La licorne Alan poursuit sa stratégie de croissance. L’assurtechfrançaise annonce aujourd’hui le lancement de «Alan as a Service», une offre s’adressant aux petites et moyennes mutuelles, ainsi qu’aux captives d’assurances de moins de 400.000 adhérents. « Nous pensons que notre offre a du sens », confie à L’Agefi Jean-Charles Samuelian, patron d’Alan. Certaines mutuelles « ont des marchés affinitaires mais ont des difficultés à proposer des offres digitales, c’est ce que nous allons leur apporter. Pour nos partenaires dans un marché très compétitif, cela leur permet de se différencier », estime-t-il.
Alan compte notamment toucher de nouveaux segments, mais aussi grandir plus vite. Depuis sa création en 2016, l’assurtech revendique 270.000 adhérents et 14.000 entreprises clientes en France, en Espagne et en Belgique, contre 9.000 en avril dernier. « Ce qui compte, c’est le nombre de personnes qui utilisent Alan, que ce soit en direct ou à travers un partenaire, ça nous va bien. On n’a aucun intérêt à récupérer les adhérents d’une mutuelle, s’ils utilisent ‘Alan as a service’. On est content qu’ils utilisent nos produits », glisse son patron, qui pense que son offre devrait remplacer les gestionnaires jusqu’à présent utilisés par les mutuelles.
Pour se lancer, Alan a signé un premier accord avec la société Lamie mutuelle, qui compte 85.000 adhérents. Un premier partenariat qui permettra à Alan de gagner quelques milliers de clients supplémentaires sur sa plateforme. Concrètement, une société signant un contrat d’assurance santé avec Lamie mutuelle pourra inviter ses salariés à télécharger l’application Alan. « Dès que l’on fera une mise à jour, notre partenaire en bénéficiera », précise Jean-Charles Samuelian.
L’objectif sera de nouer de nouveaux partenariats dans les prochains mois. « Cela se compte sur les doigts d’une main. A terme, on pourrait aussi travailler avec les grandes structures », admet ce dernier.
En plus de cette offre, l’assurtech aura deux autres priorités cette année, dont celle d’élargir sa base clients. La société, qui vend des contrats d’assurance santé aux entreprises à destination de leurs salariés, était d’abord destinée aux PME et aux indépendants, avant de s’attaquer à de plus gros acteurs, comme ceux de la grande distribution, un axe sur lequel elle compte accélérer. La licorne ambitionne également de devenir le champion européen de la santé mentale, avec son offre Alan mind.
Depuis sa création, la société a levé 310 millions d’euros, dont 185 millions en avril dernier.
Plus d'articles du même thème
-
Le marché de la réassurance cherche la bonne formule face aux enjeux liés à l’IA
Les réassureurs mondiaux oscillent entre excitation et appréhension face aux nombreux défis que représente l’IA, tant en termes de potentiel de marché que d’agent de transformation pour leurs modèles économiques. Aux derniers Rendez-vous de Septembre, le sujet était sur toutes les lèvres. -
Malakoff Humanis détaille son plan d'action face à l'enquête du PNF
Le groupe mutualiste précise les mesures prises face à une enquête du parquet national financier pour corruption, portant sur la rémunération d'intermédiaires par plusieurs de ses gérants partenaires. -
UniCredit obtient le feu vert de la BCE sur le compromis danois
La banque italienne pourra pondérer par les risques ses participations dans l'assurance plutôt que les déduire intégralement de ses fonds propres, avec un gain attendu sur son ratio de solvabilité.
ETF à la Une
Les ETF européens approchent des 4.000 milliards de dollars d’encours
- Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- Avec le Livret A, Trade Republic et Axa Banque se partagent les données et les responsabilités
- Apple dévoile l'iPhone Duo, son premier smartphone pliable
Contenu de nos partenaires
-
FondationsRentrée du RN : Marine Le Pen s'affirme, Jordan Bardella s'efface
A Hénin-Beaumont, dimanche, la cheffe du RN a remis au centre du jeu ses marqueurs : priorité nationale, urgence sociale, déclinées autour du logement. Sans un mot sur les dissensions avec Jordan Bardella, resté en retrait -
EditorialLes factures impayées du macronisme
L’heure des comptes approche pour le macronisme finissant, mais l’inventaire ne viendra pas des candidats du centre, très occupés à faire oublier qu’ils ont été de l'aventure, ni du dernier carré de fidèles au gouvernement -
Chaud-froidRetraite à 62 ans : le RN cherche la formule magique du financement de sa réforme
Comment promettre une réforme aussi coûteuse tout en prétendant remettre les comptes d’aplomb ? Maintien des seniors dans l’emploi, durcissement de la validation des trimestres, économies sur les dépenses… le RN cherche encore la recette pour 2027