L’assureur Axa voit s’ouvrir les portes du marché Asie Pacifique
Après de multiples et laborieuses tentatives, Axa a finalement réussi son pari en Asie-Pacifique. Le gouvernement australien a en effet approuvé l’offre de l’assureur français et du gérant de fortune australien AMP sur Axa Asia Pacific, levant le dernier grand obstacle à cette opération.
Alors que les actionnaires minoritaires d’Axa APH, réunis mardi soir à Melbourne, ont également donné leur aval, AMP et Axa devront encore passer la semaine prochaine devant le juge pour une validation définitive de l’opération.
Le schéma de la transaction, qui valorise Axa APH à 13,3 milliards de dollars australiens (9,6 milliards d’euros), repose sur le rachat des minoritaires d’APH (46% du capital) par AMP. Le gérant de fortune australien en conservera les activités australiennes et néo-zélandaises et cédera les activités asiatiques à Axa.
L’assureur français, qui détiendra le contrôle stratégique de ses activités en Asie, pourra désormais avoir les coudées franches pour mener à bien son développement dans cette zone géographique à forte croissance. «Axa pourra se servir (d’Axa APH) comme plate-forme pour des acquisitions dans la région», soulignait notamment le bureau d’études KBW fin 2010.
Cette opération, qui devrait être finalisée d’ici fin mars 2011, «nous permettra de doubler l’exposition d’Axa au marché asiatique de l’assurance vie et de faciliter la poursuite de notre développement dans la région tout en optimisant la structure du groupe», relevait fin novembre dernier Henri de Castries, président d’Axa.
Selon les chiffres dévoilés mi-février au titre de l’exercice 2010, Axa a dégagé 7,1 milliards d’euros de revenus dans l’assurance vie en Asie Pacifique (hors Australie et Nouvelle-Zélande), soit 7,8% de l’ensemble du chiffre d’affaires dégagé par le groupe.
«La diversification du risque via un développement en Asie constitue la clé de voûte de la stratégie d’Axa», soulignait fin novembre CreditSights, ajoutant que la région bénéficie d’une solide croissance du PIB (produit intérieur brut), d’un accroissement des classes moyennes qui vont devenir plus demandeuses de produits d’assurance grâce à l’accroissement de leur richesse et d’un faible taux de pénétration. En résumé, «un paradis pour les assureurs», concluait la société de recherche.
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