L’assureur Anbang continue de tisser sa toile au Benelux
Anbang enchaîne les acquisitions au Benelux. Après avoir repris deux institutions financières belges - la banque Delta Lloyd Belgium en décembre dernier et l’assureur Fidea deux mois plus tôt, le groupe d’assurance chinois s’offre Vivat (nouvelle marque commerciale de Reaal), une enseigne néerlandaise qui regroupe des activités d’assurance appartenant au groupe financier nationalisé SNS Reaal. Son portefeuille de quelque six millions de contrats représente un volume de primes brutes d’environ 3 milliards d’euros, a précisé hier le ministre des Finances Jeroen Dijsselbloem.
Delta Lloyd et ASR Nederland, un autre assureur néerlandais nationalisé (issu de Fortis), ont aussi étudié le dossier.
Le groupe pékinois, qui a fait parler de lui ces dernières semaines en s’offrant l’hôtel new-yorkais Waldorf Astoria pour près de 2 milliards de dollars, doit verser 150 millions d’euros et rembourser les 552 millions d’euros que Viva a empruntés à SNS Reaal. Anbang s’est également engagé à injecter jusqu'à 1 milliard d’euros sous la forme d’une augmentation de capital afin de porter la solvabilité de la structure à un niveau adéquat. Le ratio de fonds propres réglementaires s'établissait à fin 2014, sur la base de données non auditées, à environ 136%, tandis que la solvabilité de SRLEV, l’entité juridique comprenant la majeure partie des activités d’assurance vie, ressortait à 141%.
La cession de Vivat devrait se traduire par une perte comptable pour l’Etat néerlandais, en raison d’un «trou» de valorisation de quelque 700 millions d’euros. Jeroen Dijsselbloem a indiqué qu’une enquête serait menée afin de déterminer d'éventuelles manipulations. ABN Amro et JPMorgan ont conseillé SNS Reaal sur ce dossier.
Cette opération doit marquer une nouvelle étape dans le processus de restructuration de SNS Reaal, imposé par le soutien apporté par la puissance publique. «En lien avec l’Etat néerlandais, SNS Reaal a décidé d'œuvrer à la scission de SNS Bank», indique un communiqué. Dans cette perspective, SNS Bank devrait être apportée par SNS Reaal à l’Etat.
Dans les services bancaires, SNS Reaal compte également ASN Bank (orientée développement durable), BLG Wonen (prêts hypothécaires intermédiés), RegioBank (banque de proximité) et SNS Securities (courtage).
Plus d'articles du même thème
-
MSCI donne un sursis à l’Indonésie
Le fournisseur d’indices a reporté sa décision de déclassement en marché frontière de la première économie d’Asie du Sud-Est à novembre, dans l’attente d’évaluer les mesures prises par Jakarta. MSCI a par ailleurs décidé d’accorder le statut de marché frontière à la Bulgarie et laisse la Corée du Sud chez les émergents. -
«Sur le rapport Draghi, le plus dur reste à faire», alerte l'Institut Montaigne
Selon le think tank libéral, si 30 % des recommandations du rapport Mario Draghi ont été appliquées, moins de 5 % des réformes les plus substantielles l'ont été. -
Le baromètre Micron rassure les marchés sur la demande liée à l’IA
Le fabricant américain de puces mémoire Micron a publié mercredi soir des résultats trimestriels et des prévisions records. Il est un des grands gagnants des pénuries de puces mémoire HBM, ayant engrangé à ce titre plusieurs contrats pluriannuels.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
Contenu de nos partenaires
-
Italie, Allemagne et Portugal : comment se débrouillent nos voisins face à la dette ?
Alors que la dette de la France atteint des sommets, la Cour des comptes a consacré un chapitre de son dernier rapport à la manière dont l'Italie, le Portugal et l'Allemagne ont récemment consolidé leurs finances publiques -
InsoucianceComment le piège de la dette se referme sur la France
Le risque de l'étouffement par surendettement menace désormais le pays. En quelques années, le discours des économistes s'est radicalement retourné sous l'effet de la remontée en flèche des taux d'intérêt. Trop tard ? -
Nouvelle réalitéLes pays du Golfe tentent l'apaisement avec Téhéran
L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis ou encore le Qatar multiplient les initiatives pour restaurer les liens avec leur rival iranien