La tension monte chez BPCE à l’approche du procès de François Pérol
L’approche du procès de François Pérol, qui doit se tenir à Paris les 22, 24 et 25 juin, fait monter la tension au sein du groupe BPCE. Le président du directoire a été renvoyé en correctionnelle pour prise illégale d’intérêt dans le cadre de l’enquête sur les conditions de sa nomination en 2009. Vendredi, BPCE a démenti «catégoriquement» une information du Monde selon laquelle Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, aurait demandé à François Pérol de «garantir une gouvernance efficace du groupe» à l’approche de ce procès.
François Pérol avait été nommé président du groupe BPCE moins de trois ans après avoir été secrétaire général adjoint de l’Elysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy pendant près de deux ans. Il avait alors participé à la constitution du groupe né du rapprochement des Caisses d’épargne et des Banques populaires. La peine maximale encourue pour prise illégale d’intérêt est de 2 ans de prison et 30.000 euros d’amende.
Le démenti de BPCE est co-signé de Pierre Valentin, nommé le jour même président du conseil de surveillance du groupe à l’issue de son assemblée générale. Egalement président du conseil d’orientation et de surveillance de la Caisse d'épargne de Languedoc Roussillon, il succède à Stève Gentili, président du conseil d’administration de BRED-Banque populaire, qui devient vice-président du conseil de surveillance de BPCE. Pierre Valentin et François Pérol démentent «qu’une quelconque réflexion sur la nomination d’un dirigeant intérimaire ait été étudiée au sein du groupe». «Le groupe BPCE regrette que Le Monde n’ait pas pris soin de l’appeler avant la publication de son article et se réserve la possibilité d’y apporter des suites judiciaires eu égard à son caractère préjudiciable», insiste le communiqué de la banque.
François Pérol a été reconduit le 19 mai à la présidence du conseil d’administration de Natixis, dont BPCE est maison mère, lors d’une assemblée générale qui a prolongé pour 4 ans les mandats de dix administrateurs. Renouvelé en novembre 2012, le mandat de François Pérol comme président du directoire de BPCE doit s’achever en mai 2017. L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy est également devenu le 1er septembre 2014, pour un an, président de la Fédération bancaire française.
Plus d'articles du même thème
-
Malgré les tensions, les discussions autour de la restructuration de Casino se poursuivent
Le distributeur ne paiera pas les intérêts dus fin septembre à certains de ses créanciers qui lui ont intenté une action contentieuse en août et s’opposent au projet de restructuration qu’il a choisi. -
Les pays émergents ont gonflé la dette mondiale
L’endettement mondial a atteint au 30 juin 2026 un nouveau record de 365.000 milliards de dollars, sous l’impulsion des entreprises et des Etats, selon l’IIF. La hausse des taux accroît les dépenses d’intérêt et mécaniquement la dette. Elle devrait continuer de progresser en raison des besoins d’investissement dans les secteurs stratégiques. -
L’actionnariat salarié affiche sa résistance
Au sein du SBF 120, 40 opérations collectives ont été menées en 2025, pour une collecte de 3,8 milliards d’euros. Plus d’un salarié sur trois est actionnaire. Les salariés détiennent de nouveau plus de 3% de l’indice.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Un ami pour la vieEntre Macron et Léon XIV, une communion contrariée
Le chef de l'Etat tente de valoriser ses combats commun avec Léon XIV sur l'Europe, le multilatéralisme et les dangers de l'IA malgré leurs divergences sur la fin de vie, l'immigration et la PMA -
Régulation de l'IA : devant le Conseil de sécurité de l'ONU, le choc des géants
Dans un contexte de montée des inquiétudes autour de la trajectoire de l'intelligence artificielle, les patrons d'OpenAI, d'Anthropic et d'Hugging Face étaient réunis mercredi au Conseil de sécurité de l’ONU, à l’initiative de Paris. -
Lettres persanes« J'ai pas eu votre vie. Fichez-moi la paix ! » : à son procès, la charge de Rachida Dati contre une avocate
Les débats étaient tendus jeudi au tribunal correctionnel où l'ancienne ministre a eu réponse à tout, parfois à côté