La Société Générale nettoie son bilan
Ayant longtemps souffert la comparaison avec BNP Paribas, la Société Générale affiche un troisième trimestre satisfaisant à plusieurs points de vue. La forte baisse (-86,3%) du bénéfice net, à 85 millions d’euros, doit être relativisée. Elle est la conséquence d’éléments exceptionnels cumulant 771 millions d’euros: le bénéfice récurrent progresse de 40%. Les éléments non récurrents principaux sont la mise en valeur de marché de la dette propre du groupe (-396 millions) et la cession des filiales TCW et Geniki (-235 millions).
La poursuite des cessions d’actifs gérés en extinction, provenant de SG CIB et qui amputent le résultat net de 82 millions, montre que la banque voit le bout de son plan de transformation, lancé en 2010. En effet, le portefeuille a été réduit de 5,4 milliards par rapport au 30 juin et n’atteint plus que 9,5 milliards, dont 3,2 milliards d’euros d’actifs risqués.
SG CIB a également achevé son programme de vente de portefeuilles de crédits sains mis en place pendant la crise de la zone euro. Seize milliards d’euros d’actifs ont été cédés au total. Au troisième trimestre, ces cessions ont provoqué une perte de 58 millions.
La solvabilité du groupe sort renforcée de ces mesures. De 9,9% au 30 juin, le ratio de fonds propres core tier one (sous Bâle 2.5) passe à 10,3% au 30 septembre. «Nous confirmons que notre ratio sera situé entre 9 et 9,5% en 2013 sous le nouveau régime de Bâle 3», indique Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale.
Comme pour BNP Paribas, la BFI porte l’activité du groupe. Ses revenus progressent de 29% sur un an (à 1,64 milliard d’euros), notamment sur les marchés de taux (x4,2 sur un an, +38% sur le trimestre) et d’actions (+22% sur un an, +23% sur un trimestre). «La question de la taille critique [du fixed income] reste entière, écrivent pourtant les analystes d’Oddo Securities. En année pleine, SG ne générera qu’environ 2,5 milliards d’euros de revenus, contre 4,5 à 5 milliards pour BNP Paribas et environ 9 milliards pour Deutsche Bank».
La banque de détail ne peut se targuer d’une telle croissance. Le réseau en France voit son revenu stagner (alors qu’il recule chez BNP Paribas), mais il souffre de la hausse de 28% du coût du risque – ce qui fait baisser le résultat net de 10% (à 351 millions). A l’étranger, le bénéfice bondit de 24% grâce à la maîtrise des coûts (notamment en Russie) et la baisse des provisions. La Roumanie continue en revanche de peser.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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