La Société Générale met en scène l’esprit d’équipe
Un joueur de rugby blessé et évacué, un chef d’entreprise qui parlemente au téléphone, des pompiers en intervention, une manifestation… toutes les scènes choisies pour promouvoir l’esprit d’équipe sont emplies d’une intensité dramatique inhabituelle parmi les communications des banques. Pour sa nouvelle campagne de communication qui débutera le 19 mars prochain, lors du match de rugby France – Pays de Galles, la Société Générale fait appel à l’émotion que peuvent susciter des situations difficiles surmontées grâce à l’esprit d’équipe, dont elle veut faire sa valeur fondatrice. Cela se traduit également dans sa nouvelle signature : «Développons ensemble l’esprit d’équipe».
La première phase de cette campagne, réalisée par l’agence Fred & Farid, servira à installer cette signature et sera suivie dès le mois d’avril d’une deuxième période durant laquelle le message sera décliné par ligne de métier et par type de clientèle. La phase internationale promouvant l’ensemble des entités du groupe devrait débuter en 2012.
Cette nouvelle communication s’inscrit dans le plan Ambition SG 2015 qui doit faire de la Société Générale la banque relationnelle de référence. Cela passe par l’amélioration de la satisfaction client et par l’optimisation de son modèle opérationnel. De grands chantiers ont été entamés, d’autres sont à venir, en particulier la convergence des systèmes d’information Société Générale et Crédit du Nord. Mettre en scène l’esprit d’équipe alors que la Société Générale a encore beaucoup à faire est aussi une façon de mobiliser un personnel qui a intimement souffert depuis l’affaire Kerviel.
«Nous sommes dans une démarche de progrès, indique Caroline Guillaumin, directrice la communication. Nous prenons l’engagement de progresser pour nos collaborateurs et pour nos clients. La transformation a commencé, le plan s’étale sur cinq ans et nous allons nous mobiliser pour être à la hauteur.»
Quant au message envoyé au grand public, il veut montrer qu’une nouvelle relation de confiance est possible, plus équilibrée et débarrassée de l’arrogance qui a été largement reprochée aux banques dans leur ensemble. Reste à savoir si les consommateurs se laisseront porter par l’émotion quand il s’agit de leur argent.
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