La mise au point du ratio de liquidité à 30 jours continue de susciter le débat
Alors que le Comité de Bâle poursuit ses travaux sur le ratio de liquidité à 30 jours (LCR) - un indicateur mesurant les actifs liquides de haute qualité qu’un établissement doit détenir pour affronter de graves difficultés de financement - des voix se font toujours entendre pour avertir de ses effets potentiels.
«Nous devons sans aucun doute prêter attention à un éventuel impact négatif sur le crédit injecté dans l’économie réelle et sur le marché interbancaire», a prévenu mercredi Stefaan de Rynck, porte-parole de la Commission européenne. «Des discussions importantes se tiennent au niveau du Comité de Bâle, lequel finalisera ses réflexions sur le sujet en 2013», a-t-il ajouté.
Tout en s’engageant en faveur de l’adoption de ce ratio «détaillé» en 2015, la Commission européenne a lancé une proposition de compromis. Celle-ci reporterait notamment les décisions européenne sur les actifs éligibles ou non pour atteindre le LCR. Une proposition inacceptable pour Sharon Bowles, présidente de la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, qui voit là un «affaiblissement» du projet initial.
D’autres acteurs, tels que la Banque centrale européenne ou la Banque de France, ont récemment appelé à alléger le poids de la réforme. Mercredi, le président de l’Autorité bancaire européenne, auditionné devant le Parlement européen, a plaidé en faveur d’un ratio de liquidité qui «ne tue pas le marché interbancaire et le marché monétaire». Andrea Enria a en revanche rejeté les demandes des banques de pouvoir inclure les actions et les titres adossées à des créances hypothécaires résidentielles (RMBS) dans le calcul du LCR.
Si la Commission propose de lâcher du lest sur le LCR, le cœur des nouvelles normes dites Bâle 3 doit entrer en vigueur début 2013. Mais selon des sources citées par Reuters, les banques allemandes pourraient obtenir un délai de grâce. La Bundesbank et le superviseur bancaire BaFin seraient en effet prêts à accorder six mois supplémentaires aux banques d’outre-Rhin pour mettre en place des structures de contrôle et de communication des comptes et adapter leurs systèmes informatiques.
Plus d'articles du même thème
-
L’Af2i a remis ses prix académiques pour des recherches publiées en 2025
La commission Recherche de l’Association française des investisseurs institutionnels a distingué trois chercheurs pour des travaux qui portent cette année sur des sujets de durabilité. -
Mubadala rassure les gestionnaires d’actifs américains
Mubadala, le fonds souverain d’Abou Dabi, a réaffirmé son engagement à investir aux États-Unis à l’occasion d’une conférence mondiale organisée par le Milken Institute. -
LD Pensions recherche un gérant actions européennes
Le danois LD Pensions a lancé un appel d’offres pour la gestion de ses investissements en actions européennes.
ETF à la Une
La collecte a repris sur le marché européen des ETF en avril
- Un nouveau vent de fronde souffle sur les certificats d’investissement du Crédit Agricole
- La Société Générale tient bon grâce à la banque de détail
- La banque de détail porte les résultats du Crédit Agricole au premier trimestre
- La Société Générale affiche un résultat net trimestriel de 1,7 milliard d'euros
- Le gendarme de l'assurance suspend le courtier Jacques Pilliot
Contenu de nos partenaires
-
Le poids des motsEn s'attaquant à l'« assistanat », Marine Le Pen lisse ses divergences avec Jordan Bardella
En élargissant sa critique de « l’assistanat », marqueur longtemps verrouillé de son discours, Marine Le Pen amorce une redéfinition de son image politique à l’approche de 2027. Un ajustement qui réduit aussi le contraste grandissant avec Jordan Bardella -
Tête baissée« Projet Liberté » de Donald Trump : les risques du passage en force du détroit d'Ormuz
Les escortes américaines de navires commerciaux dans le passage stratégique pourraient bien les exposer encore plus aux tirs des Iraniens -
RadioscopieAudiovisuel public : mauvais rapport, bonnes questions
Aussi contestée soit-elle, la croisade menée par le rapporteur UDR de la commission d’enquête, Charles Alloncle, aura eu un mérite : mettre fin à l’immunité dont jouissaient France Télévisions et Radio France