La Maif veut élargir son audience
Après s’être retirée en mai dernier de la Sferen, la Société de groupe d’assurance mutuelle (Sgam) créée en 2009 avec la Macif et la Matmut, la Maif peaufine son nouveau plan 2015-2018. «Il devra être validé par le conseil d’administration mi-novembre, pour être formellement annoncé début janvier», a indiqué hier à L’Agefi le PDG de la mutuelle, Dominique Mahé, en marge d’une conférence de presse sur l’économie collaborative.
D’une part, le nouveau plan reprendra à son compte, jusqu’en 2016, les chantiers inachevés du plan précédent, relatifs aux systèmes d’information et au réseau de distribution (dont la transformation devrait se terminer fin 2015). L’organisation sous forme de délégations départementales polyvalentes va laisser place à des filières métiers: vente à distance, vente en réseau d’agences, déclaration de sinistres, gestion de la clientèle associations et collectivités, etc.
D’autre part, dans sa partie développement, le plan 2015-2018 comprend un volet «de conquête de la clientèle dans une logique fidèle à la Maif, c’est-à-dire sans agressivité ni excès», indique Dominique Mahé. En assurance-vie, le mutualiste accorde en effet la priorité à l’équipement des sociétaires, qui ne sont que 11% à avoir souscrit un contrat maison. En IARD, il affiche la volonté de se diversifier dans la prévoyance, notamment la retraite et la santé collective, ainsi que la dépendance.
Plus généralement, le plan veut «ouvrir la Maif [issue du monde enseignant] à de nouvelles communautés qui se créent autour de la mobilité, de la distribution, de l’habitat et de l’économie collaborative», indique Dominique Mahé. Elle a ainsi annoncé hier un partenariat avec Ouishare, qui réunit des acteurs de l’économie collaborative. Cette convention comporte un volet financier, sous la forme d’une contribution de 150.000 euros au projet de création d’une fondation, et d’un volet en nature, pour accompagner des projets particuliers.
La Maif n’est pas novice dans sa contribution au secteur: elle a déjà noué des partenariats avec Blablacar, Koolicar et Guestoguest.com. «La dissociation croissante entre propriété et usage modifie la façon dont les assureurs doivent couvrir leurs clients, affirme Pascal Demurger, directeur du groupe Maif. Il s’agit d’assurer des moments ponctuels en développant des tarifications à l’usage.» Ces partenariats permettent à la Maif de distribuer ses offres auprès des utilisateurs toujours plus nombreux de ces jeunes sociétés.
Plus d'articles du même thème
-
Les télécoms tirent le M&A français vers de nouveaux sommets
Les opérations de fusion et acquisition impliquant la France atteint 165,8 milliards de dollars en 2026, porté notamment par le deal SFR. -
Le crédit résiste encore en zone euro
La croissance annuelle des prêts bancaires aux entreprises a très légèrement ralenti en août (+4,2% après +4,4% en juillet). Les chiffres restent inférieurs aux moyennes historiques, alors que les taux remontent assez fortement à court et moyen terme. -
ArcelorMittal renonce à redémarrer sa production en Ukraine
Le sidérurgiste luxembourgeois passera une dépréciation d’actifs d’un milliard de dollars sur son usine de Kryvyï Rih, touchée à plusieurs reprises par des frappes russes.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Vie communeSénatoriales : vers une cohabitation RN-UDR ?
Le RN espère enfin constituer un groupe au Sénat dimanche, grâce à l’appui de l’UDR d’Eric Ciotti. Reste à organiser la vie commune de deux formations dont le rapport de force pourrait être, pour la première fois, à l’équilibre -
Tribune libreOxfam contre le pacte Dutreil, un maximum de contresens
Si l’on se compare aux Pays-Bas, il nous manque 160 milliards d’euros par an à cause du sous-développement de la capitalisation retraite. C’est 8 fois plus que les droits de succession et 40 fois plus que le manque-à-gagner que représenterait le Pacte Dutreil, si tant est que le chiffrage d’Oxfam ait un sens économique -
Le groupe familial Arnault veut simplifier son contrôle sur LVMH
Plusieurs opérations de fusion-absorption des structures capitalistiques en amont du groupe de luxe vont être mises en œuvre d'ici à début 2027.