La liste des candidats à la tête de BPCE s’allonge
Le départ de Laurent Mignon de la tête de BPCE a ravivé des ambitions. Olivier Klein, l’actuel directeur général de la Bred a l’intention de briguer le poste, a appris L’Agefi. Cette candidature est une surprise car les statuts de BPCE fixent à 65 ans l’âge maximum du président du directoire, un âge que vient tout juste d’atteindre Olivier Klein. Ce point n’est cependant pas rédhibitoire et il est tout à fait possible d’aménager les statuts de la banque en cas de besoin.
Ce n’est pas la première fois que le dirigeant de la Bred est donné candidat pour cette fonction, mais ses arguments pourraient, cette fois, être écoutés. Avant de diriger la plus grande banque commerciale du groupe BPCE, Olivier Klein a en effet occupé des postes aux Caisses d’Epargne puis à l’organe central où il a été directeur général en charge de la banque commerciale et des assurances. Il connait donc très bien toute la complexité du groupe. Formé à l’Ensae, professeur à HEC où il a aussi été élève, il bénéficie d’une expérience aussi bien sur le plan organisationnel que sur des sujets beaucoup plus macroéconomiques. Un avantage à l’heure où la récession menace en zone euro.
Un siège à la Bred
Les autres candidats à la présidence de BPCE vont devoir se déclarer dans les prochains jours pour présenter leur projet pour la banque au Conseil de surveillance. En interne, certains noms circulent depuis les premières heures qui ont suivi le départ de l’actuel président. Nicolas Namias, directeur général de Natixis, membre du directoire de BPCE et Daniel Karyotis, directeur général de la Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes, et ancien directeur financier du groupe BPCE – un poste que Nicolas Namias a aussi occupé – font figure de favoris. « Mais un retournement de situation n’est pas impossible », déclare une source à L’Agefi.
Les grandes manœuvres ont donc bel et bien commencé dans la banque mutualiste. Et même si son président est choisi rapidement, elles pourraient ne pas s’arrêter de sitôt. La candidature d’Olivier Klein ne fait en effet pas oublier que le mandat de celui-ci à la tête de la Bred s’achève en mai 2023. Le poste attire et des candidats pourraient bien avoir envie de sortir du bois.
Plus d'articles du même thème
-
Revolut franchit une étape supplémentaire pour sa licence bancaire américaine
La fintech a obtenu une autorisation conditionnelle du bureau du contrôleur de la monnaie des Etats-Unis. Elle devra cependant obtenir encore plusieurs autorisations pour pouvoir lancer sa banque aux Etats-Unis en 2027. -
La Fed de Dallas tire la sonnette d'alarme sur les dépôts tokenisés
Selon la Fed de Dallas, les dépôts sur la blockchain pourraient être moins stables que les dépôts traditionnels et être plus sensibles aux taux. Dans le scénario envisagé, cela aurait un impact négatif sur le coût du crédit pour les consommateurs et les entreprises. -
Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
Dans cette tribune, Stéphane Marchal et Jérémy Gandiol, respectivement partner et senior manager chez Julhiet Sterwen, montrent que le coefficient d'exploitation des banques, mesurant leurs coûts rapportés aux revenus, ne peut être lu comme une mesure pure de l’efficacité opérationnelle.
ETF à la Une
Les ETF mondiaux continuent de faire le plein, l’or et le bitcoin accélèrent en août
- Generali France rejoint le club des assurbanques
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- John Ternus relève le défi de s’imposer à la tête d’Apple
- Le président de la Fed penche pour une hausse de taux dès septembre
Contenu de nos partenaires
-
IA : avec son nouveau modèle Astra, OpenAI assure le spectacle
L'entreprise de Sam Altman a dévoilé hier soir son nouveau modèle d'IA. La bataille à distance contre Anthropic pour dominer l'intelligence artificielle continue de plus belle -
Royaume-Uni : à Birmingham, le duo Farage-Bardella a rejoué la carte de l’Entente cordiale
Le chef du Rassemblement national était l’invité d’honneur de Nigel Farage à la conférence de rentrée de Reform UK. Sur la scène principale, ils ont signé un protocole d’accord autorisant le renvoi en France des migrants en situation irrégulière interceptés dans la Manche -
Entre l'Espagne et le Maroc, l'apaisement tourne au piège politique pour Pedro Sanchez
Après la crise migratoire à Ceuta, le Premier ministre espagnol rejette toute responsabilité du Maroc. Mais la stratégie pourrait lui coûter très cher, alors qu'il est accusé de manquer de fermeté jusqu'au sein de son gouvernement