La gestion sera le relais de croissance de BNP Paribas Real Estate
Pour la première fois depuis trois ans, le chiffre d’affaires brut de BNP Paribas Real Estate progresse à nouveau: il s’est établi à 618 millions d’euros en 2010 (+17%). La rentabilité repart également à la hausse, après une chute sévère lors de l’exercice précédent. Le résultat opérationnel progresse de 51% (à 141 millions), tandis que le résultat net avant impôt a bondi de 79%, à 139 millions.
Ce rebond sans commune mesure avec l’activité commerciale est lié au dynamisme des métiers de promotion. Ceux-ci ont représenté le tiers du chiffre d’affaires de BNP Paribas Real Estate en 2010, contre 25% un an plus tôt, grâce à l’immobilier résidentiel (+66% des revenus, à 122 millions d’euros). Or, la promotion génère une rentabilité très supérieure aux métiers de services hors transaction: property management, gestion d’actifs, conseil et expertise. La promotion pèse ainsi 66% du résultat opérationnel 2010.
Pour 2011, BNP Paribas Real Estate fait preuve de prudence: «Le marché a entamé un processus de reprise lente. Dans ce contexte, nous jouissons de très forts atouts», estime son président Philippe Zivkovic. L’un d’eux est l’activité de gestion, appelée à être «l’un des moteurs de la croissance du groupe. Nous prévoyons de lever 2 milliards d’euros», poursuit le dirigeant, à travers la clôture du fonds Next Estate et le lancement de six véhicules – trois destinés aux particuliers et trois aux investisseurs institutionnels.
Les revenus du pôle gestion ont progressé de 24% en 2010 (à 81 millions) après avoir chuté de près de 10% en 2009. Le montant des encours frôle les 11 milliards (+11% par rapport à 2009), alors qu’il était de 3,5 milliards en 2004. «L’immobilier commercial [grandes surfaces, centres commerciaux] représente un nouvel axe de développement. Nous gérons déjà près de 900 millions d’euros d’actifs avec trois fonds», précise François Benfeghoul, directeur général et financier de BNP Paribas Real Estate, et responsable de l’activité.
Mais le groupe continuera à couvrir l’ensemble des métiers de l’immobilier, même s’il a cédé Gérer (administration de biens résidentiels) à Dauchez en février 2010. Et il cherche toujours à développer ses activités en synergie avec son actionnaire BNP Paribas – que ce soit en financement ou à travers les banquiers seniors de l’établissement.
Plus d'articles du même thème
-
Jean-Jacques Barbéris va rejoindre la direction de Caceis
Jean-Jacques Barbéris aura passé presque 10 ans au sein d'Amundi où il a entre autres dirigé le pôle dédié aux clients institutionnels et entreprises et supervisé les sujets liés à la gestion extra-financière (ESG) au niveau groupe. -
Le fondateur de BPEA Jean Salata prend la présidence d'EQT
Prévu de longue date, le passage de flambeau entre le fondateur Conni Jonsson et le patron d'EQT pour l'Asie, Jean Eric Salata, à la présidence du conseil d'administration a été validée lors de l'assemblée générale. Le patron de Schneider Electric fait par ailleurs son entrée au conseil. -
Amundi restructure son organisation autour de cinq pôles
Fannie Wurtz prend la direction du pôle clients du gestionnaire d'actifs du Crédit Agricole tandis que Vincent Mortier supervisera le pôle investissements.
ETF à la Une
State Street IM et Ninety One s'associent pour lancer des ETF actifs
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Allianz déçoit les attentes en vie-santé
- La crise politique continue de secouer la livre sterling et les taux britanniques
- Le marché primaire de la dette corporate en euros profite des beaux jours
Contenu de nos partenaires
-
EsbrouffeTaxes : beaucoup de bruit pour un maigre butin
Taxes sur les petits colis, les hauts revenus, sur les yachts, les pétroliers... Elles devaient renflouer les caisses de l'Etat. Mais au final, il n'y pas eu grand chose à en tirer -
EditorialBolloré, le cinéma et le festival d’hypocrisie
S’il est vrai que le cinéma peut, mieux que d’autres arts majeurs, vendre du rêve et stimuler l’imaginaire, il faudrait tout de même une bonne dose de crédulité pour adhérer à un scénario sur un méchant milliardaire (forcément très-très méchant) qui se ferait copieusement insulter mais continuerait sans broncher à abreuver de millions d’euros ceux qui le piétinent. Et il faudrait une bonne dose de naïveté pour s’étonner que les gentils artistes (forcément très-très gentils) qui veulent mobiliser contre le « crypto-fascisme » de leur financeur, se retrouvent privés de l’argent du réactionnaire honni. -
MacroG7 Finances à Paris : des grandes ambitions, mais sans leviers d'actions
La France veut réduire les déséquilibres mondiaux grâce à la coopération des grandes démocraties, à l’heure où s’aggravent les tensions géopolitiques et commerciales