La banque en ligne devient le relais de croissance de Boursorama
Au moment de la présentation de ses comptes 2010 en février dernier, Boursorama anticipait un environnement plus porteur pour l’année en cours. Les faits lui donnent pour l’instant raison. La société de courtage et de banque en ligne, contrôlée à 56% par la Société Générale, a réalisé un produit net bancaire (PNB) de 112,2 millions d’euros au premier semestre, soit une progression de 11% par rapport au premier semestre 2010. La rentabilité du groupe s’améliore également: le résultat brut d’exploitation s’adjuge 26% (à 35,3 millions) et le résultat net part du groupe 27% (à 22,8 millions).
La teneur de ces comptes atteste que l’activité bancaire est devenue le relais de croissance du groupe, conformément aux objectifs fixés. Le courtage, métier historique de Boursorama, a souffert de la chute des marchés d’actions au cours du deuxième trimestre. Pendant cette période, les revenus générés par cette activité ont reculé de 14%, à 17,6 millions. En revanche, le PNB de la banque a progressé de 25% (à 23,7 millions d’euros) et représente désormais plus de la moitié de celui du groupe en France. A l’échelle du semestre, le recul du courtage est plus modeste (-1,5%), mais le PNB de la banque progresse de 19%.
Plus de 32.000 comptes courants ont été ouverts en France au premier semestre. Boursorama équipait ainsi 188.524 clients au 30 juin pour 601 millions d’euros de dépôts. Les comptes épargne atteignent désormais le nombre de 122.810, grâce à 15.785 ouvertures au deuxième trimestre. «Les performances de notre banque en ligne montrent que nous savons répondre aux attentes des utilisateurs d’Internet. Par exemple, l’outil de sécurisation de l’ordinateur que nous avons mis gratuitement à disposition de nos clients en décembre dernier a été téléchargé par 100.000 d’entre eux», illustre Inès Mercereau, présidente de Boursorama. Le total des encours est passé de 13,1 à 15,5 milliards d’euros.
Les activités à l’étranger, qui représentent 19,2% du PNB de la société, se sont stabilisées au premier semestre. Inès Mercereau se réjouit des chiffres de la filiale allemande OnVista, alors que celle-ci avait été à l’origine d’une dépréciation de près de 30 millions dans les comptes de Boursorama en 2010. La filiale retrouve l’équilibre (200.000 euros), après avoir enregistré une perte de près d’un million un an plus tôt. Si l’Espagne réduit ses pertes (700.000 contre 1,7 million), elle est désormais la seule filiale déficitaire de Boursorama.
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