La banque britannique RBS progresse sur la voie de la restructuration
A l’occasion de la présentation de ses résultats annuels hier, RBS a clairement indiqué vouloir se recentrer sur les fondamentaux du métier. «Nous avons un agenda très simple qui consiste à servir les besoins de nos clients» a ainsi résumé Philip Hampton, président de l’établissement. La banque, nationalisée à 84% par l’Etat britannique, a fait état d’un bénéfice d’exploitation de 1,9 milliard de livres (2,24 milliards d’euros), contre une perte de 6,1 milliards de livres (7,2 milliards d’euros) un an auparavant, conséquence d’une baisse des charges sur les créances douteuses. RBS a néanmoins essuyé une perte nette de 1,1 milliard de livres sur l’exercice, comparé à des pertes de 3,6 milliards une année auparavant.
Dans l’ensemble, la banque s’est néanmoins déclarée satisfaite des progrès enregistrés dans son plan de restructuration sur cinq ans, lequel doit lui permettre de se réinventer en «une nouvelle RBS» à l’horizon 2013. «La répartition de nos activités est exactement celle qu’elle doit être, à savoir deux tiers des profits dans les opérations de détail et commerciales et un tiers dans la banque d’investissement ou bien encore deux tiers à l’international et un tiers au Royaume-Uni» a estimé le directeur général Stephen Hester. La banque en a profité pour réaffirmer ses objectifs de rendements sur fonds propres sur l’ensemble de ses divisions, à 15%. Un résultat qu’elle dépasse notamment, avec 16,6% dans son activité de banque d’investissement GBM. Malgré une année caractérisée par une baisse des recettes à 7,9 milliards de livres, et qui conduira à une réduction de 27% de l’enveloppe des bonus au sein de la banque. Stephen Hester, qui va percevoir un bonus de 2 millions de livres, a également signalé que la rémunération de ses salariés dans son ensemble avait été réduite de 200 millions.
Deux ans avant la finalisation de son plan de restructuration, la banque doit néanmoins continuer à affronter un certain nombre de défis. Ses opérations d’assurance sont tombées dans le rouge avec des pertes de 295 millions de livres sur l’exercice. Quant à la filiale irlandaise Ulster Bank, les créances douteuses ont progressé de près de 80% l’an dernier avec des pertes plus que doublées à 761 millions. «Nous restons prudents sur la nature du travail qui reste à accomplir. Le monde extérieur présente quelques incertitudes» a conclu Stephen Hester.
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