Groupama se ménage une marge de manœuvre pour Fondiaria Sai
Repoussé mi-mars par la famille Ligresti, aux commandes de la holding Premafin, Groupama n’a pas enterré son projet de s’emparer d’une part significative de sa filiale Fondiaria-Sai (FonSai). «Faisant suite aux informations publiées dans la presse italienne, Groupama confirme avoir déposé auprès de l’Isvap (le régulateur italien des assurances, ndlr) une demande d’autorisation de franchissement du seuil de 10% de détention d’actions de Fondiaria Sai en vue de préserver toute flexibilité, Groupama n’ayant pas d’intentions hostiles», a expliqué hier l’assureur mutualiste dans un communiqué. Ce qui lui permettrait d’aller jusqu'à 19,9%.
Dans un entretien au journal Le Monde daté de vendredi, le directeur général de Groupama, Jean Azéma, précise d’ailleurs rester «en contact avec les protagonistes avec qui, de surcroît, nous sommes en très bons termes». Le dirigeant estime par ailleurs en référence à UniCredit, qui vient de conclure un investissement de 170 millions d’euros dans FonSai (pour 6,6% du capital), qu’une banque n’a pas vocation à rester éternellement au capital d’un assureur. «Il se pourrait alors que nous revenions dans le jeu» prévient-il.
Le projet initial prévoyait l’acquisition de 17,1% du capital de Premafin à l’occasion d’une augmentation de capital, avant d’acquérir entre 17 % et 20 % de la filiale FonSai. Mais la Consob, l’autorité boursière italienne, avait opposé son veto en exigeant le lancement de deux offres publiques d’achat distinctes. Selon le quotidien italien Il Messagero, le conseil d’administration de FonSai devrait se réunir le 11 mai pour discuter des modalités financières de cette augmentation de capital. Banca Akros table sur un prix d’émission avoisinant les 5 euros par titre. L’action FonSai a clôturé hier à Milan en hausse de 1,18% à 6,44 euros.
Plus d'articles du même thème
-
Les fonds ne peuvent plus ignorer l'IA et la cybersécurité dans leurs opérations de M&A
Lors de l'acquisition d'une société, les groupes de capital investissement doivent désormais prendre en compte les risques liés à l'intelligence artificielle et à la cybersécurité en réalisant des audits appropriés et en mettant en place des clauses contractuelles sur mesure, estiment dans une tribune Clara Hainsdorf et Guillaume Vitrich, avocats associés chez White & Case. -
La dette émergente corporate joue les actifs refuges
Ce segment du marché a été le plus résilient dans la dette émergente et dans la plupart des actifs risqués depuis le début du conflit en Iran. -
Sophie Kurinckx-Leclerc : «Banijay conserve de la flexibilité pour des opportunités de M&A»
En quelques mois, le spécialiste du divertissement a annoncé deux acquisitions majeures. La directrice financière de Banijay, Sophie Kurinckx-Leclerc, détaille l’impact de ces opérations sur les activités et les finances de l’entreprise.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- Bouygues, Free et Orange entrent en discussions exclusives pour racheter SFR
- CNP Assurances se lance dans l’assurance vie 100% en ligne
- Le rachat de SFR servira de test à la future doctrine antitrust en Europe
Contenu de nos partenaires
-
En Allemagne, l'AfD plébiscitée par les ouvriers, tenue à distance par les syndicats
La formation d'extrême droite sait exploiter les craintes pour l'emploi suscitées par les mutations de l'industrie -
PépiteIndustrie pharmaceutique : l’OPA à 2,5 milliards de dollars de Servier sur une biotech américaine
Le deuxième groupe pharmaceutique français a annoncé jeudi avoir finalisé l’acquisition de Day One Biopharmaceuticals, spécialisé dans l'oncologie -
EditorialLivreurs à vélo, le prix du « droit à la paresse »
Non content d’inciter à l’inaction individuelle, le logiciel « systémique » de la gauche se fait aussi l’allié objectif de l’« économie de la flemme », en entretenant une vision doloriste du travail et en glorifiant la société du temps libre